© AFPLa situation se débloque peu à peu en Nouvelle-Calédonie. L'USTKE, à l'origine des violences de ces derniers jours, a décidé de "suspendre" son mouvement de grève générale, après la signature d'un accord à Aircal. Mais l'Union prévient : "D'autres actions seront menées dans les prochains jours sous une forme qui reste à déterminer. On reste mobilisés. Nous considérons que l'emprisonnement de Gérard Jodar est étroitement lié au conflit d'Aircal", a déclaré Marie-Pierre Goyetche, vice-présidente de l'USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités).
Outre le règlement du conflit à la compagnie locale, Aircal, le syndicat indépendantiste réclame toujours la libération de son président, Gérard Jodar, condamné fin juin à un an de prison ferme pour entrave à la circulation d'un aéronef. Cette condamnation est intervenue après une manifestation du syndicat à l'aérodrome de Magenta qui avait dégénéré fin mai. Gérard Jodar sera rejugé en appel le 25 août.
Après l'emprisonnement de son président, un collectif comprenant l'USTKE, mais également le comité autochtone Rheebu Nuu ainsi que des élus de l'Union calédonienne, membre du FLNKS, a été mis en place pour organiser des actions de mobilisations. Pendant plus d'une semaine, la Nouvelle-Calédonie a été le théâtre de violents affrontements, faisant plus de 30 blessés parmi les gendarmes dont un par balle, ainsi que parmi les militants. La signature d'un protocole d'accord jeudi à Aircal a permis le retour au calme.
D'après agence
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