Le préfet accuse Hortefeux d'avoir "orchestré" l'affaire

le 27 août 2009 à 09h46 , mis à jour le 27 août 2009 à 09h56

Suspendu, Paul Girot de Langlade, s'estime victime d'une "cabale" et assure que le ministre de l'Intérieur" a agi pour se "refaire une virginité" d'antiraciste.

Paul Girot de LangladePaul Girot de Langlade/Image d'archives © DR

Paul Girot de Langlade, le préfet suspendu pour injures racistes, est innocent. C'est en tout cas ce qu'il affirme jeudi dans un entretien au Parisien où il s'estime victime d'une "affaire orchestrée par le ministre de l'Intérieur" Brice Hortefeux pour se "refaire une virginité" d'antiraciste.
 
"Je suis victime d'une cabale et je tiens à la dénoncer", affirme le préfet hors cadre, entendu lundi par la brigade de la répression de la délinquance contre la personne. "Je ne suis pas raciste, je l'affirme haut et fort. J'ai servi à Wallis-et-Futuna, en Guadeloupe, de 2004 à 2006 et à la Réunion, où je viens de mener à terme ma mission consacrée aux états généraux de l'outre-mer". "Cette affaire, qui n'était à l'origine qu'un banal incident, a été orchestrée par l'actuel ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux), probablement pour faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé et pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste", estime le préfet. Réponse du ministère de l'Intérieur : il n'y a pas "le moindre coup monté". "Si l'enquête démontre qu'il n'a pas commis les faits pour lesquels il est poursuivi, il sera réintégré sans le moindre problème", ajoute le ministère.

"J'ai été bousculé"
 
Trois agents de sécurité ont déposé plainte contre M. Girot de Langlade pour "injures publiques à caractère racial". Le préfet assure à ce titre que la première agente de sécurité à avoir déposé plainte "a été convoquée" au commissariat le 4 août et "ne s'y est pas rendue spontanément" tout en s'étonnant de la rapidité avec laquelle les témoins ont été entendus. Il précise avoir découvert sa suspension en regardant la télévision le 13 août. Revenant sur l'épisode du 31 juillet à l'aéroport d'Orly, il raconte qu'il était en transit entre deux avions avec un temps de correspondance très court. "Au contrôle de sécurité, les agents ont été agressifs d'entrée de jeu", affirme-t-il. "J'ai été bousculé". "Je n'ai rien dit sur la couleur de peau des agents", ajoute-t-il. "J'ai simplement déclaré avec une gestion pareille, on se croirait en Afrique !". "La scène a été filmée par les caméras. Ce film conforte ma version", poursuit le préfet qui se dit "blessé par ce lynchage médiatique". "Me traiter de raciste est une insulte pour moi et ma famille, dit-il, "je veux être réhabilité et je vais me battre pour çà".

(D'après agence)

le 27 août 2009 à 09:46
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11 Commentaires

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  • Daniel, le 27/08/2009 à 18h26

    Fervente UMP madame MARY verdun

  • Jojogigi, le 27/08/2009 à 17h27

    Mr Girot et un trés bon préfet qui pose les bonnes questions arretons de fermer les yeux .

  • Piervil, le 27/08/2009 à 17h22

    De toute façon ce que dit le Prefet est exact certains agents aux aéroports sont desagreables !!!! Pour une fois je soutiendrai ce Prefet!!!

  • Logic, le 27/08/2009 à 13h51

    Préfet chiraquien donc incompatible avec Hortefeux. Pas difficile à comprendre.

  • Le gaulois, le 27/08/2009 à 13h45

    Je n'en serais pas du tout étonné!.Je n'ai pas confiance en ce personnage qui,depuis son arrivée à l'Intérieur monte au créneau au moindre fait divers et flingue sur tout ce qui bouge et sur les têtes qui dépassent en l'occurrence, celle du Préfet Girot.!!.....

  • Jlean, le 27/08/2009 à 13h40

    Encore un haut fonctionnaire qui considère que son poste est inamovible et qu'après avoir été nommé il ne peut être démis ! Ceci ne mérite même pas un article , qu'il soit responsable ou non des faits qui lui sont imputés . L'éxécutif nomme les préfets et les démet , c'est aussi simple que ça et ça ne souffre d'aucune discussion . C'est comme ces magistrats qui refusent les mutations , surtout comme dernièrement quand ils sont proches de la retraite .

  • Plume, le 27/08/2009 à 13h29

    Stoppez cette foutaise! C'est une vraie chasse aux sorcières, on ne peut plus s'exprimer sans être traité de criminel. Chacun a le droit de dire ce qu'il pense quand même. Laissez ce préfet faire son travail et oublions ces paroles d'exaspération.

  • Gouvion, le 27/08/2009 à 13h17

    De tout coeur avec le Préfet. le comportement des agents de contrôle devient absolument insupportable.Manque de formation et de diplomatie.Fonctions qui doiivent rester à la charge de la police ou de la gendarmerie.

  • Mary, le 27/08/2009 à 13h14

    Accuser le ministre de l'Intérieur et... le chef de l'Etat de manipulation, voilà qui est grave et pourrait valoir à ce préfet de nouveaux ennuis (pour diffamation) si les faits de propos racistes sont avérés. A Charly et Maureen : donner sa chance et écouter aussi la victime et les témoins de prouver leur bonne foi semble être ce que devrait commencer par faire toute personne objective, non sectaire et soucieuse de justice. Et c'est justement ce que font policiers et magistrats en charge de ce dossier que d'aucuns voudraient soupçonner de collusion avec le pouvoir.

  • Maureen, le 27/08/2009 à 12h04

    Il faut lui donner sa chance de prouver son innocence.

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