Les victimes appartenaient à la même famille

le 11 août 2009 à 13h10 , mis à jour le 11 août 2009 à 22h32

Les cinq personnes qui ont péri dans le sinistre d'origine indéterminée qui a ravagé, lundi, une HLM sont deux femmes et trois enfants, d'origine ivoirienne.

incendie Sevran © LCI
                                                                           


Les cinq personnes qui ont péri dans l'incendie d'origine indéterminée qui a ravagé, tôt lundi, un immeuble HLM à Sevran (Seine-Saint-Denis) sont deux femmes et trois enfants de la même famille ivoirienne. Lundi, avait fait état de la découverte des corps de deux hommes et trois enfants.
 
Une autopsie des cinq corps devait être "pratiquée mardi". Quatre des victimes ont été retrouvées dans un appartement du 8e étage (une femme et trois enfants) et "l'autre femme" retrouvée dans la cage d'escalier au 7e étage. Les cinq victimes "squattaient" l'appartement de cet HLM de Sevran, avait précisé lundi le procureur adjoint de Bobigny.
La piste "criminelle" n'est pas privilégiée
 
Le feu a surpris les habitants dans leur sommeil vers 4 heures du matin. Selon la préfecture, il s'est déclaré au niveau du 7e étage. De la cage d'escalier, il s'est rapidement propagé au reste de l'immeuble avant d'être éteint vers 6h20, ont expliqué les pompiers qui ont dû évacuer des habitants par des grandes échelles. Vingt-neuf personnes ont été légèrement intoxiquées par la fumée. 15 d'entre elles ont été évacuées vers l'hôpital d'Aulnay-sous-Bois.
Plus de 24 heures après le sinistre, l'origine en reste toujours indéterminée. Le parquet de Bobigny a annoncé mardi que la piste "criminelle" n'était pas privilégiée. "Pour ce qui est de l'origine du sinistre, nous n'avons pas d'information officielle pour le moment", avait confié auparavant le directeur adjoint d'Immobilière 3F, le bailleur de l'immeuble, Jean-Marie André.
 
Dans l'attente d'en savoir plus, dès lundi la colère avait vite submergé la peur, comme chez ce locataire du dernier étage, Mohamed Menouer, qui dénonçait le fait que "la trappe de secours pour accéder au toit était condamnée parce qu'il y a des dealers dans l'immeuble", une mesure destinée à bloquer toute fuite en cas d'opération policière.
La question du relogement
 
Alors que les enquêteurs s'affairent dans la plus grande discrétion, la municipalité a pris en main le relogement des familles: 37 "ont été hébergées dans des hôtels", à Sevran et Aulnay-sous-Bois principalement, et chez des "membres des familles"; les enfants peuvent être accueillis en "centre de loisirs la journée", selon le maire communiste de Sevran, Stéphane Gatignon.
 
Mais se pose déjà la question d'un relogement pérenne des familles. "Les discussions commencent sur la question du relogement durable et définitif avec le bailleur de l'immeuble d'Immobilière 3F et d'autres bailleurs", a précisé l'élu.
 
Selon le responsable d'Immobilière 3F, "23 propositions de relogements définitifs seront faites mardi à des familles": pour les autres, "nous travaillons avec le concours de confrères bailleurs sociaux qui ont déjà proposé des localisations", a-t-il précisé. Le sous-préfet de l'arrondissement du Raincy "se rendra mardi après-midi sur place" et fait un "point régulier avec la ville et le bailleur", a précisé la préfecture.

(D'après agence)

le 11 août 2009 à 13:10
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3 Commentaires

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  • Fabrice, le 12/08/2009 à 11h00

    Le feu monte et ne descend pas, ou très lentement. c'est une loi physique. pourquoi alors ces gens voudraient ils monter sur le toit et donc bruler dans les flammes au lieu de descendre les étages du mieux qu'ils peuvent ? cette trappe qui était fermée l'était pour des raisons de protection civile, et des trappes d'évacuation des fumées existent normalement dans chaque immeuble.

  • Djazer, le 11/08/2009 à 16h01

    Quel grand malheur,quand va t-on rendre obligatoire les detecteurs de fumée?j'en ai chez moi depuis tros ans, et croyez moi la moindre fumée même la nuit , les sifflements aigus vous réveillent.avec des extincteurs en plus le risque est moins grand.

  • Patou, le 11/08/2009 à 15h13

    Ces trappes d'accès au toit ne sont en aucun cas des issues de secours... Il s'agit d'accès techniques pour entretient (étanchéité, ascenceur, antennes collectives, etc...), si c'était des issues de secours, le toit serait sécurisé par des gardes fous et un escalier exterieur permettrait de redescendre plutot que d'être piegé et devoir choisir entre rester et bruler vif, ou sauter dans le vide...

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