© TF1-LCILe touriste français enlevé il y a trois mois par des hommes armés dans le Baloutchistan, une zone extrêmement dangereuse du sud du Pakistan, est arrivé samedi soir à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. L'avion en provenance de Londres s'est posé peu après 20 heures. L'homme, Antoine Falsaperla, a enfin retrouvé sa famille. Quelques heures auparavant, ce touriste français âgé de 41 ans avait rejoint l'aéroport d'Heathrow à Londres via un vol en provenance d'Islamabad. Il avait été libéré vendredi à l'aube et remis dans la soirée à des diplomates de l'ambassade de France.
Depuis le 23 mai, ce natif de l'Ain, qui vivait de "petits boulots" saisonniers selon des sources proches du dossier, était l'otage d'un gang de "criminels locaux" et non de combattants islamistes ou de rebelles séparatistes qui se livrent fréquemment aux kidnappings d'étrangers au Pakistan. Lorsqu'il a été enlevé, il venait d'Inde avec cinq compagnons de route français, dont deux enfants en bas âge, et circulait dans une zone proche de la frontière afghane, peuplée de nombreux combattants islamistes et de talibans proches d'Al-Qaïda, de rebelles séparatistes baloutches et de gangs criminels.
Les conditions du rapt
Le rapt a eu lieu à moins de 80 km au sud de la frontière afghane, une zone où les ambassades occidentales et les autorités pakistanaises déconseillent très fortement aux étrangers de s'aventurer. L'homme enlevé faisait partie d'un groupe de six touristes français - trois hommes, une femme et deux enfants âgés de 2 et 6 ans - qui se rendaient de Quetta, la capitale de la province du Baloutchistan, en Iran, pays frontalier, à bord d'un camping-car et d'une voiture immatriculés en France. Ils avaient séjourné auparavant longuement en Inde, à Goa notamment.
Les touristes se sont arrêtés pour une courte pause dans la zone de Landi, à 330 km au sud-ouest de Quetta. La voiture est repartie avec à bord un homme, la femme et les deux enfants. Le conducteur du camping-car, un homme handicapé, s'apprêtait à démarrer pour les rejoindre quand au moins six hommes armés ont surgi. Ils ont extirpé l'ami qui l'accompagnait en le précipitant dans leur véhicule, selon le récit livré par le conducteur aux policiers. Les assaillants ont laissé repartir le chauffeur du camping-car parce qu'il était handicapé, selon la police. Les quatre autres touristes se trouvaient à un kilomètre de là, au moment de l'attaque.
D'après agence
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