Des inscriptions xénophobes sur une mosquée à Toul (image d'archives). © TF1/LCITrois jeunes appartenant à la mouvance skinhead ont été mis en examen pour "dégradation de lieu de culte, dégradation à connotation raciste et association de malfaiteurs", jeudi au lendemain de la découverte de tags sur une mosquée à Toul, a indiqué le procureur de Nancy. Agés de 19 à 21 ans, ils sont également poursuivis pour provocation à la haine raciale et détention d'une arme de sixième catégorie, en l'espèce un couteau, a précisé le procureur Raymond Morey devant la presse.
Deux des jeunes avaient été interpellés alors qu'ils recouvraient de croix gammées et de sigles nazis un restaurant kebab de Liverdun, en Meurthe-et-Moselle. Ils venaient de taguer de la même façon la mosquée de Toul. Des pieds de cochon avaient été en outre placés sur les volets de l'édifice religieux. Le SRPJ de Nancy a arrêté le troisième individu pour sa participation présumée à des actes préparatoires, a précisé le procureur de Nancy. "Mardi après-midi, deux des trois individus se sont rendus dans une grande surface de Laxou, où ils ont acheté une bombe de peinture et des abats de cochon", a-t-il précisé. "Ils se disent attirés par les milieux d'extrême droite, ils évoluent dans des milieux skinheads, c'est là où ils se sont rencontrés", a précisé le procureur. "Ils avaient décidé de créer leur propre groupe et d'ouvrir leur site internet: leur intention était d'être reconnu par des groupes d'extrême droite en diffusant les images des faits et les articles de presse qui s'en suivraient", a-t-il poursuivi.
Lors de leur garde à vue, les trois mis en examen auraient indiqué qu'ils ont agi en représailles des dégradations commises début juillet sur le presbytère du quartier de la Croix-de-Metz, à Toul. C'est dans ce même quartier que se trouve la mosquée taguée. Un placement en détention provisoire a été requis pour les deux auteurs des tags et un contrôle judiciaire pour le troisième. Mercredi, le président Nicolas Sarkozy avait fait part au président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, par la voix de son directeur de cabinet, de "son indignation" et s'était dit déterminé à "faire punir les coupables".
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