Image d'archives © LCIPour l'avocate du prévenu, Me Virginie Eicher-Barthélémy, "c'est une belle revanche du citoyen lambda sur un système qui a une fâcheuse tendance à se sentir au-dessus des lois". Le tribunal correctionnel de Nancy a en effet annulé les poursuites lancées contre un ex-dirigeant de société au motif que sa garde à vue s'était déroulée dans des conditions "contraires à la dignité humaine".
Cet homme de 38 ans, poursuivi pour abus de biens sociaux, était resté 48 heures sans manger, ni boire, ni dormir, dans une cellule décrite comme nauséabonde du commissariat de Nancy. En outre, les policiers n'avaient pas informé le prévenu de son droit de consulter de nouveau son avocat au bout de 24 heures, alors que débutait sa prolongation de garde à vue. Pour l'avocate, ces entorses aux principes des droits de l'homme ne relevaient pas de simples dysfonctionnements mais d'une volonté de "casser" son client.
Le parquet a interjeté appel jeudi de la décision du tribunal correctionnel de Nancy, prise mercredi. Jean-Paul Hartmann, vice-procureur de Nancy, a justifié cette décision du parquet en estimant qu'une "cellule de garde à vue n'est pas un hôtel quatre étoiles".
D'après agence
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