© INTERNE"Il y a eu onze agressions depuis le début de l'année scolaire et neuf dépôts de plaintes", a déclaré lundi Jena-Pierre Blazy, maire (PS) de Gonesse, confirmant une information de la radio France Bleu. "Trois jeunes ont été interpellés", selon le maire qui "demande que la police nationale soit réellement présente". "Il s'agit de violences crapuleuses, de racket et de vols à proximité du lycée", selon Jean-Pierre Blazy, qui dénonce un "manque de moyens".
"Mon fils a été agressé par quinze à vingt jeunes qui l'ont roué de coups et tapé à coups de barre de fer", a témoigné une mère d'élève qui préfère garder l'anonymat. "Il faut une mobilisation générale. J'en appelle au ministre de l'Intérieur, au préfet. La police est complètement absente", a-t-elle dénoncé. Le lycéen âgé de 17 ans s'est vu prescrire 5 jours d'ITT (interruption totale de travail). "Il est choqué, prostré, incapable de se projeter dans son avenir", a ajouté sa mère qui a déposé plainte. "Il n'y a pas eu d'interpellation. Nous avons peur des représailles", a ajouté cette mère de famille, "on ne vit plus, on a cette angoisse en laissant nos enfants devant la porte de l'établissement".
La préfecture a déclaré que le "dispositif de sécurité a été renforcé" tout en refusant de donner plus de détails. "Le renfort d'effectif est temporaire, il est le bienvenu mais ce n'est pas la solution sur la durée", selon le maire de Gonesse qui réclame "200 à 300 policiers supplémentaires judicieusement répartis sur le département". Le lycée René Cassin de Gonesse compte 1.400 élèves. Selon des parents d'élèves, des agressions se sont déjà produites l'année dernière. "Comme il n'y a pas de réponse, cela va crescendo", explique une mère d'élève souhaitant garder l'anonymat.
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