Opération nettoyage dans le Sud-Est au lendemain des inondations (le 20 septembre 2009) © TF1-LCI
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"Les entreprises et particuliers peuvent d'ores et déjà s'adresser aux centres des impôts." Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a déclaré dimanche que l'Etat accorderait "des échelonnements d'impôts" pour les ménages et les entreprises installées dans les zones les plus affectés par les intempéries du week-end. "Les services de l'Etat accorderont des étalements, des échelonnements d'impôts à partir de maintenant", a-t-il affirmé sur I-télé, précisant que la mesure ne s'adressait qu'aux habitants des zones déclarées en état de catastrophe naturelle.
Samedi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé le déblocage d'une aide d'urgence allant jusqu'à un million d'euros pour venir en aide aux personnes sinistrées. En visite dans le Var, il s'est également engagé à ce que la déclaration de catastrophe naturelle soit accélérée. A son tour, le président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur Michel Vauzelle a annoncé lundi à l'occasion d'une visite à Sainte-Maxime l'octroi d'une aide d'un million d'euros aux victimes des intempéries. La procédure de catastrophe naturelle engagée à Sainte-Maxime devrait aboutir "d'ici 15 jours à trois semaines", a ajouté lundi le préfet du Var.
Opération nettoyage
Les services de secours menaient dimanche dans le Sud-Est d'importantes opérations d'asséchement et de nettoyage après les inondations de vendredi soir, dont des dégâts étaient encore en cours d'évaluation, notamment dans le département du Var particulièrement touché. "Il faut au moins compter 24 à 48 heures" avant que les choses rentrent dans l'ordre, selon l'état-major de la zone. Après la levée samedi soir par Météo France de sa vigilance orange sur le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, le dispositif des sapeurs pompiers a été allégé durant la nuit.
"Les opérations de pompage, d'asséchement et de nettoyage continuent dans le Var et les Alpes-Maritimes", selon la même source. Dans les Bouches-du-Rhône il n'y avait plus d'opérations liées aux pluies mais le nettoyage se poursuivait sur l'étang de Berre après le débordement vendredi soir d'eaux chargées d'hydrocarbures de bassins du complexe pétrochimique. Dans le Var, l'électricité avait été rétablie samedi soir pour la quasi-totalité des foyers mais la route départementale reliant le péage du Muy à Sainte-Maxime restait coupée.
"La ville panse ses plaies"
A Sainte-Maxime, ville la plus touchée par les intempéries dans ce département, de nombreuses voitures ont été emportées et 180 personnes mises au chômage technique, en particulier dans une usine de cheminées René Brisach. Un escadron de gendarmes mobiles et un escadron de CRS se relayaient pour assurer la sécurité des sites sinistrés, selon la sous-préfecture de Draguignan. La petite station balnéaire a connu ses pires inondations en cinquante ans selon le ministre de l'Intérieur. "La ville panse ses plaies", a déclaré sur Europe 1 le préfet du Var Hugues Parant, précisant qu'il était trop tôt pour évaluer les dégâts et qu'une réunion se tiendrait lundi matin avec la mairie et la sous-préfecture de Draguignan.
Dans les Alpes-Maritimes, les autorités procédaient dimanche à une évaluation après les inondations qui ont touché Cannes et Mandelieu pour permettre de boucler la procédure de reconnaissance de catastrophe naturelle, selon la sous-préfecture de Grasse. "Il n'y a pas de dégâts très lourds. On va avoir beaucoup de choses éparses", a déclaré un responsable. Une trentaine de voitures ont été endommagées dans des parkings de Cannes et Mandelieu, des faux plafonds d'école ont été touchés, des particuliers ont eu des meubles endommagés au rez-de-chaussée, des commerçants ont vu leur stocks touchés. On souligne à la sous-préfecture que des travaux effectués sur la Siagne, qui se jette dans la mer à Mandelieu, ont permis d'éviter des dégâts considérables.
Vandalisme dans un train près de Nice
Quatre personnes ont été interpellées dimanche à Mandelieu, après des bris de vitres dans un train TER où avaient pris place une centaine de jeunes pour se rendre de Saint-Raphaël à Nice, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Des contrôles opérés à Mandelieu en milieu de journée ont interrompu pendant environ deux heures la circulation de trains TER, Corail Teoz et TGV sur l'axe Marseille-Nice, touchant notamment le TER Les Arcs-Vintimille, a-t-on appris auprès de la SNCF, qui a porté plainte pour dégradations matérielles. Les voyageurs n'ont pas été touchés. Des retards allant de 30 minutes à 2H30 ont été enregistrés.
Selon la gendarmerie, le train est reparti de Mandelieu après les quatre interpellations. Les autres jeunes sont restés à bord et le train a été conduit en gare de Cannes afin de pouvoir poursuivre les contrôles sans entraver davantage la circulation. Les dégradations concernent essentiellement des vitres brisées par des gens qui se trouvaient à l'intérieur du train. Les quatre individus interpellés vont être présentés à un juge.
Vendredi, le département des Pyrénées-Atlantiques avait été particulièrement touché dans sa partie ouest, autour de Bayonne, où des maisons ont été éventrées, des matches reportés et le trafic ferroviaire interrompu à la suite de coulées de boue. Le collège Albert-Camus de Bayonne restera fermé lundi. Le collège, dont les locaux au rez-de-chaussée avaient été inondés, a été nettoyé samedi mais "il faut encore vérifier qu'il n'y a pas de problèmes au niveau électrique", a expliqué le service de presse du Conseil général.
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