Etouffée dans son lit : l'hôpital en partie disculpé ?

le 29 septembre 2009 à 17h43 , mis à jour le 29 septembre 2009 à 18h17

Les parents de la fillette retrouvée morte par suffocation à l'hôpital de Mulhouse sont "choqués" par le rapport d'autopsie.

[Expiré] couloir hopital santé © sxc.hu

La famille de la fillette morte étouffée dans les barreaux de son lit début août à l'hôpital de Mulhouse s'est dite "choquée", mardi, par les conclusions d'une autopsie qui laissent planer le doute sur la cause réelle du décès de l'enfant. Celle-ci souffrait d'une maladie génétique qui l'empêchait de bouger normalement. Elle avait été retrouvée le 31 juillet par sa mère la tête coincée entre les barreaux et le matelas de son lit d'hôpital, étouffée, et est morte quatre jours plus tard malgré des soins intensifs.

La fillette avait été piégée par les barres de protection qui avaient été ajoutées à son lit, un lit d'adulte car il n'existe apparemment pas de lit adapté aux enfants malades de son âge. Or si le rapport d'autopsie n'exclut pas que la fillette soit morte des suites de son étouffement, il laisse aussi entendre que sa maladie elle-même a pu entraîner son décès.

Négligence et défaut de surveillance ?

"Ces conclusions sont choquantes pour la famille, on en arrive à se demander si la maladie de l'enfant n'a pas pu avoir un rôle dans son décès alors que la  petite fille allait mieux et qu'elle s'apprêtait à sortir de l'hôpital", s'est étonnée l'avocate de la famille, Me Isabelle Rollet. "La position dans laquelle a été retrouvée la petite fille est pourtant incontestable et n'est pas contestée d'ailleurs", a-t-elle ajouté.

"Donc on réfléchit encore avec la famille, mais je pense que d'ici lundi prochain on va  très certainement demander des examens complémentaires". "Il n'est pas non plus indiqué dans l'autopsie à combien de temps on évalue le calvaire de l'enfant en sachant qu'il y a une divergence entre l'hôpital et nous : selon l'hôpital, on l'a retrouvée à 09h45 mais c'est faux, la maman est arrivée à 10 heures", a repris Me Rollet, qui estime qu'il y a eu négligence et  défaut de surveillance.

le 29 septembre 2009 à 17:43
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7 Commentaires

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  • Martin, le 30/09/2009 à 03h46

    Ce n'est pas assez payé, faire appel de la décision.Les parents ont perdu leur petit trésor.

  • Patricia, le 29/09/2009 à 20h15

    2 toute maniere on porte plainte contre l hopital l affaire passe devant le trbunal administratif oui c bien le tribunal administratif alors la les domages 10.000 euro la vie de la personne que nous avone perdu résultat c tellement ecoeurant 7 somme vos mieux en res ter la le tribunal administratf c l état alors non monnaie!!! une rouennaise

  • Alexandra, le 29/09/2009 à 19h09

    Mon petit garcon de 3 mois est décédé il y a 4 ans dans un hopital public ,trois jours aprés une opération bénigne qui a été un total échec.nous 'avons porté plainte contre l'hopital pour négligences car la veille de son décés ,nous avions remarqué son état qui se dégradé mais aucun médecin n'est venu l'examiner.Après plusieurs procédures et plaintes ,nous avons décidé de 'laisser tomber' car notre fils avait également une maladie génétique dont l'hopital s'est servi pour justifier son décés.comme c'était un hopital public ,la justice a suivi leurs explications et nous a déboutés.la seule consolation dans notre peine est que nous sachions au fond de nous que notre enfant n'était pas mourant et que c'est l'hopital ,les responsables!!!!!

  • Mamienou, le 29/09/2009 à 19h03

    Ah! parce qu'il y a des gens que ce genre de conclusion dans cette situation étonne?????

  • Christophe, le 29/09/2009 à 18h40

    Ce décès suvenu en pédiatrie est il est vrai révoltant et intolérable mais on ne peut malheureusement pas mettre derrière chaque jeune patient ou patient agé désorienté un soignant, heureusement que les familles sont très présentes.Je suis cadre de santé et tous les jours dans le cadre d'un défaut de surveillance, les soignants risquent le tribunal et surtout d'avoir à porter le poids d'un décès survenu dans ces conditions. Que faire ? Le déficit de la sécu est là, on ne peut demander aux assurés de payer toujours plus pour plus de personnel . malheureusement la vie est faite de risque et par ailleurs il est plus risqué de décéder dans un accident de la route que pour un déficit de surveillance à l'hôpital mais cela ne choque personne !!!!! Personne ne portera plainte contre les sociétés automobiles ou l'état qui n'a pas tout prévu...J'éspère que pour une fois mon msg passera sur ce blog !!!

  • Clémentine, le 29/09/2009 à 18h20

    Oups !!! Oups !!! La vérité n'est même pas établie ... et les premières conclusions dérangent déjà ... parents, avocat, etc. C'était quoi exactement la vie et l'avenir promis à cet enfant ... une autre forme de calvaire ? de ceux qui peuvent durer longtemps ! très longtemps !

  • Alain, le 29/09/2009 à 18h01

    QUi osera prétendre que les médecins ne se soutiennent pas entre eux ?

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