Incendie : le légionnaire mis en examen parle

le 11 septembre 2009 à 08h03 , mis à jour le 11 septembre 2009 à 08h11

L'adjudant mis en cause dans l'incendie qui a brûlé 1070 hectares le 22 juillet est formel : son seul tir n'a pu déclencher le sinistre.

Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009)Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009) © TF1/LCI

Le légionnaire mis en examen pour l'incendie qui a brûlé 1070 hectares aux portes de Marseille le 22 juillet, déclare avoir de "gros doutes sur l'origine des feux", dans un entretien au quotidien La Provence publié vendredi.
 
"Je suis légionnaire, je ne vais pas me défiler si on estime que je suis en cause. Mais je veux faire entendre ma voix. Je suis conscient des conséquences d'un tel incendie mais je doute d'en être le coupable. Du moins, j'ai des gros doutes sur l'origine des feux", déclare l'adjudant Philippe Fontaine, 43 ans, qui s'exprime pour la première fois depuis l'incendie. "Je ne vais pas anticiper sur le travail de la justice mais il faut parler balistique. J'ai décidé d'un tir à 25 mètres sur une butte de tir parce que, pour moi, il n'y avait pas de danger. Dans les premiers relevés, on me dit que le feu s'est déclaré juste derrière la butte de tir. Or, il faut savoir que ces balles sortent du canon de l'arme à 960 mètres par seconde et peuvent parcourir jusqu'à 3.000 mètres. Il me paraît impossible que les projectiles soient retombés juste derrière la cible alors qu'elles auraient dû ricocher beaucoup plus loin", ajoute-t-il.
 
Philippe Fontaine dirigeait le 22 juillet sur le camp militaire de Carpiagne, près de Marseille, un exercice de tirs à balles traçantes considéré comme à l'origine des flammes. Une enquête de commandement militaire a conclu le 29 juillet que "seule la responsabilité du directeur de tir" était engagée dans cette affaire. Suspendu de ses fonctions au soir de l'incendie, le légionnaire a été mis en examen le 25 juillet pour incendie involontaire et laissé libre sous la responsabilité de l'armée. Trois marins-pompiers, trois policiers et un civil avaient été légèrement blessés dans l'incendie.

(D'après agence)

le 11 septembre 2009 à 08:03
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22 Commentaires

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  • Marie, le 12/09/2009 à 07h14

    Un Militaire qui vit pour la protection de son Pays, ne va pas y mettre le feu. Ils sont habitués à manupuler les armes, vont au combat et en connaissent les risques. On cherche un coupable pour construire quoi?

  • Svenparis, le 12/09/2009 à 01h06

    Si on pouvait avoir -juste- la décence de se taire (ou au moins, de ne pas accuser) avant de connaître les résultats définitifs de l'enquête... Tout le monde y gagnerait en décence, en respectabilité, en crédibilité.

  • Pat, le 11/09/2009 à 17h09

    Et oui sait sa la françe.faut toujours un coupable.et sait se militaire qui va peut etre prendre pour un autre.n'oublier pas que nous etions en juillet pendant les vacances,donc pour le gouvernement sa fait bien de trouver un responsable car comme ça les gens peuvent partir tranquille. ont vous protege .maitenant que les vacances sont terminee ont va peut etre nous dire la veritee.a vous, tout les politicard prenait vos responsabilitees.

  • Pierre, le 11/09/2009 à 14h24

    A Puyfourcat, Ollioules : ah mais oui je le vois sans problème et même à beaucoup plus loin dans mes jeux vidéo. Comment, vous voulez dire que ça reflète pas la vérité??? Je suis déçu d'un coup

  • Puyfourcat, le 11/09/2009 à 14h03

    Pour lucifer 90 de belfort à 25m vous voyez où elles arrivent ,vous, les balles?

  • Ccoyote, le 11/09/2009 à 13h56

    Tout mon soutien à l'adjudant mis en cause ! Tout professionnel des armes, et les Légionnaires sont quand même parmi les meilleurs, ne peut avaliser cette version de la cause de l'incendie! Il serait bon d'être honnête et de rechercher les bons indices pour déterminer la cause réelle de l'incendie. PS n'y a t'il pas eu récement 2 petits malins pris sur le fait de jouer avec des pétards dans une zone à risques

  • Oncle bob, le 11/09/2009 à 13h42

    Pour Lucifer 90 A quoi ça sert? Tout simplement à être sûr que le rombier en face prenne le maximum de la rafale que tu lui expédies et que tu puisses recentrer ton tir en cas d'écart... du au recul de l'arme et au fait qu'elle monte durant le tir tout simplement... Sans agression aucune, si tu avais déjà été en situation, tu le saurais. Je ne t'en veux donc pas pour cette remarque. La munition peut aller rococher contre une pierre et partir sous n'importe quel angle mais, en aucun cas, elle ne peut retomber pile derrière la butte de tir. En 20 ans d'armée, mais vu cela. Maintenant pour mettre tout le monde dans le bain face à un soutien des militaires quelle que soit sa faute, si ce sous-officier avait commis un crime de sang ou autre, je serai le premier à réclammer sa tête. Derrière cela il y a le fait que nos politiques se cachent. Rien d'autre et le vrai crime est là...

  • Roro, le 11/09/2009 à 13h41

    Il en pense quoi notre premier ministre? Avant d'accuser sans preuves il faut réflechir!

  • Nominoé, le 11/09/2009 à 13h11

    Confirmation ! dommage que un famas ne soit pas employé aussi en tir courbe!!!celà serait un vrai mortier de poche; mieux que notre ancien mortier de 60!!!! Celà doterait vraiment une section de combat !!!!Vraiment, les civils et autoritées civiles ont droit à une sacré remise à niveau en balistique et armement, sinon une remise à niveau pour certains, non arrêtons cette galégade comme l'on dit en provence et en particulier à Marseille. kenavoc'hall - alan

  • FC, le 11/09/2009 à 12h54

    Meme en admettant qu'un ricoché vertical sur une pierre ou un galet de la butte permette la retombée d'un projectile derrière la butte, il me semble que celui-ci aurait bien refroidi pendant sa redescente... Il reste quand même l'évènement improbable d'un choc "amorti" qui renvoie juste par dessus sans laisser le temps de refroidir ! Sachant qu'il était interdit de procéder à ce moment là à des tirs avec ce type de projectile, il y a quand même une faute commise. Si la cause de l'incendie est bien là, il m'apparaît anormal de considérer que l'acte est volontaire : le tir n'avait pas pour finalité de mettre le feu que je sache !

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