Le corps de Marina, la fillette de 8 ans disparue au Mans, a été retrouvé vendredi dans une benne. Son père est en garde à vue avec son épouse. © TF1/LCILes parents de Marina ont été mis en examen et écroués samedi pour homicide volontaire, séquestration et pour les maltraitances qu'ils lui infligeaient depuis des mois : la fillette avait été retrouvée morte après avoir subi des violences parentales. Mais comment son calvaire a-t-il pu se prolonger jusqu'à cette issue fatale ? Son cas avait pourtant été signalé à plusieurs reprises. Selon l'inspection d'académie, deux écoles différentes fréquentées par l'enfant avaient notamment fait des signalements, en juin 2008 pour "retards à l'école et marques physiques", et en mai 2009 pour "absences injustifiées et petites blessures". Du 27 avril au 26 mai 2009, la fillette, âgée de huit ans, avait même été hospitalisée.
Pour le président du conseil général de la Sarthe, l'UMP Roland du Luart, les services sociaux ont fait leur travail. L'élu a rappelé dans un communiqué qu'ils "ont été amenés à connaître sa famille et à la suivre, notamment à la suite du signalement réalisé (en juin 2008) auprès du procureur de la République et aux informations préoccupantes transmises à la cellule départementale de recueil, de traitement et d'évaluation". Et d'ajouter : "Sur la base des informations qui m'ont été communiquées à ce jour, je suis amené à considérer que les personnels ont agi de manière professionnelle au regard de la situation de la famille, telle qu'ils ont eu, chaque fois, à la connaître, dans le cadre de leurs interventions et au regard de leurs prérogatives fixées par la loi".
"Le problème est en amont"
Le maire d'Ecommoy, Sébastien Gouhier, où la famille résidait au moment du drame, s'interroge cependant sur d'éventuels dysfonctionnements au niveau départemental. "J'ai le sentiment d'avoir manqué d'information" concernant la situation de la famille, dit-il. "Au niveau de la mairie, je n'avais eu aucune information avant que l'affaire n'éclate, ni côté Education nationale ni de la part des services sociaux du Conseil général. Ce qui m'interpelle particulièrement, c'est que des signalements avaient pourtant été faits sur le même département. Le problème est donc en amont même si le drame s'est produit chez nous".
Pour sa part, Roland du Luart précise également que "tous les éléments relatifs aux interventions des personnels sociaux avaient été communiqués au procureur de la République dans le cadre de la commission rogatoire ouverte le 11 septembre".
D'après agence
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