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| Ses voisins : "il était bizarre" |
L'homme suspecté d'avoir envoyé des lettres de menaces, contenant parfois des balles, à des figures politiques dont Nicolas Sarkozy a été déféré mardi au parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire pour "menaces de mort matérialisées par des écrits et objets" et "infraction à la législation sur les munitions", selon une source judiciaire. Il devait être présenté mardi après-midi à un juge d'instruction en vue de son éventuelle mise en examen. Le parquet a requis son placement en détention provisoire, selon une source judiciaire. Après avoir été ouverte et menée sous le régime de l'antiterrorisme, cette enquête est finalement ouverte pour une infraction de droit commun. Le parquet de Paris reste compétent en raison du lieu de réception des menaces.
Thierry J., 51 ans, handicapé sans emploi et membre d'un club de tir de l'Hérault, a reconnu au cours de sa garde à vue à Paris, dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT), avoir écrit "seul" toutes les lettres et a avoué les faits. Des expertises psychologiques ont été diligentées, selon la même source. Son épouse qui avait pour sa part été placée en garde à vue "pour vérifications" lundi, a été relâchée le même jour, a précisé une source policière.
L'homme avait été interpellé dimanche à Hérépian, village à 30 km au nord de Béziers, en raison d'une concordance entre son ADN et celui extrait par la police scientifique des quatre premiers courriers envoyés par la mystérieuse "cellule 34" notamment au maire de Lamalou-les-Bains, commune voisine d'Hérépian. La "cellule 34" a adressé depuis la fin 2008 plus d'une trentaine de lettres de menaces parfois accompagnées d'une balle, toutes postées dans le Midi, à des ministres ou personnalités principalement de droite, dont le président de la République.
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