© AFPL'enquête semble, cette fois, porter ses fruits. Un homme de 51 ans a été arrêté ce week-end près de Montpellier, à Hérépian. Selon les informations recueillies par TF1-LCI, l'homme a été retrouvé grâce à son ADN qui correspondrait à celui trouvé sur au moins les 1res lettres envoyées en 2007. Il n'aurait pas d'appartenance politique, serai sans profession et membre d'un club de tir local.
Le maire de la commune, Pierre Bernard, joint au téléphone par l'AFP, a précisé que le suspect vivait "depuis quinze ans dans un logement social avec son épouse". "C'est un homme fragile qui ne travaille pas et récrimine souvent. C'est vrai que le premier courrier était parti à Lamalou mais nous sommes quand même très surpris", a ajouté l'élu. Selon des voisins interrogés , Thierry J. est "quelqu'un de très discret", et dont la santé nécessitait d'être "dialysé". Il loue, avec son épouse et sa fille, une maison dans un lotissement résidentiel de ce village.
Cet homme, titulaire d'une carte de handicapé Cotorep, avait été entendu la semaine dernière comme témoin, une audition au cours de laquelle son ADN avait été prélevé, a précisé à l'AFP une source judiciaire. Placé en garde à vue, il devrait être rapidement transféré dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Paris.
Les détails de cette interpellation :
Cette arrestation intervient deux jours après avoir appris que six nouvelles lettres destinées à des personnalités politiques, dont Nicolas Sarkozy, et contenant une balle, ont été interceptées par des agents de la Poste au centre de tri de Montpellier. Ces lettres étaient adressées au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, au sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc, ainsi que, sans mention plus précise, au "ministère de la Justice" et à la "police". Une trentaine de lettres de menaces, parfois accompagnées d'une balle et postées dans le Midi, ont ainsi été adressées depuis fin 2008 par une mystérieuse "cellule 34" à des ministres ou personnalités de droite, dont le président Sarkozy.
Onze personnes, proches du mouvement associatif et engagées à gauche, avaient été interpellées début septembre à Saint-Pons-de-Thomières, au nord de Béziers, et aux alentours, dans le cadre de l'enquête menée par le parquet anti-terroriste. Placées en garde à vue, elles avaient toutes été relâchées.
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