Image d'archives © TF1-LCICoup d'accélérateur dans l'enquête sur les menaces anonymes accompagnées de munitions. Onze personnes ont été interpellées jeudi à Montpellier et dans les environs et placées en garde à vue dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyée à des personnalités de droite, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Parmi elles, figurent un buraliste, ancien légionnaire, déjà entendu au mois d'avril dans cette affaire, un chirurgien-dentiste, un architecte et un notaire. Dix d'entre elles restaient en garde à vue vers 18h, l'une d'elles ayant été remise en liberté, selon des sources proches de l'enquête. Beaucoup militent contre les éoliennes. Or, la première lettre anonyme contenant une munition avait été adressée, en 2007, à Marcel Roques, maire Nouveau centre de Lamalou-les-Bains (Hérault) qui présente la particularité d'avoir sur son territoire une très importante ferme éolienne.
En sortant de son commerce pour être placé en garde à vue, l'ancien légionnaire s'est écrié, devant les cameramen et les photographes : "révolution rouge, vive la République sociale". Pour autant, "à ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause" des personnes interpellées, selon une source proche de l'enquête. Des perquisitions ont été menées tout au long de la journée de jeudi, aux domiciles et commerces des interpellés.
Ancien militaire
Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et à Saint-Pons-de-Thomières dans l'Hérault (environ 30 km au nord-ouest de Béziers). Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, parfois accompagnés d'une balle, postées dans le Midi, ont au total été adressés à des ministres ou personnalités de droite comme le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc, le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati et de la Culture Christine Albanel. Certains médias comme TF1 ou France Télévisions ont eux aussi été destinataires de courriers de ce type.
Ces envois avaient amené le parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste, à ouvrir une enquête préliminaire début mars. Treize perquisitions avaient été menées le 7 avril à Montpellier et dans sa région dans le cadre de cette affaire. Elles n'avaient pas donné lieu à des placements en garde à vue. Un informaticien au chômage de 47 ans, militaire de réserve, soupçonné d'être l'auteur des lettres avait été interpellé le 4 mars à Montpellier à la suite d'une dénonciation de son ex-compagne. Il avait été remis en liberté 34 heures plus tard en l'absence de charges contre lui.
(D'après agence)
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