Un flashball © ReutersUn policier a été mis en examen pour "violences volontaires" dans l'affaire du tir de flashball ayant entraîné la perte de l'oeil d'un homme de 34 ans le 8 juillet à Montreuil, en région parisienne. Le policier qui appartient à la brigade anticriminalité (BAC) serait l'auteur du tir. Il a été convoqué "la semaine dernière" par le juge, qui lui a notifié sa mise en examen. Mais il reste libre. Le juge lui a interdit de porter une arme mais il n'a pas interdiction d'exercer.
Tir de flash-ball mortel à Marseille ? Les réponses de l'autopsie
L'autopsie du corps de l'homme visé par un tir de flash-ball dimanche à Marseille, a révélé qu'il était décédé d'un "oedème pulmonaire" provoqué par l'arrêt cardiaque, lui-même "causé semble-t-il" par le tir, selon le parquet.
Publié le 14/12/2010
Tir de flash-ball à Marseille: l'homme est décédé
Agé de 45 ans, ce résident d'un foyer de travailleurs avait été victime d'un arrêt cardiaque dimanche à Marseille après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier.
Publié le 13/12/2010
Marseille : un homme dans un état critique après un tir de flash-ball
L'homme a été victime d'un arrêt cardiaque après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier qui intervenait pour mettre fin à une rixe dans un foyer de travailleurs à Marseille. La police des polices va enquêter.
Publié le 12/12/2010
L'utilisation de "flashball" mise en cause dans un rapport
La Commission nationale de Déontologie de la Sécurité met en cause l'utilisation de "flashball", dans un rapport sur des heurts qui avaient opposé en juillet à Montreuil des membres de forces de l'ordre et des manifestants.
Publié le 10/03/2010
Lycéen blessé au flash-ball : un policier mis en examen
Le policier auteur du tir à la suite duquel un lycéen, qui participait à une manifestation à Nantes, avait perdu l'usage d'un oeil, a été mis en examen pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique.
Publié le 05/03/2010
Il est notamment reproché au fonctionnaire de police, -qui doit maintenant être entendu "sur le fond" de l'affaire par le magistrat instructeur-, des "violences volontaires ayant entraîné une infirmité ou une mutilation par dépositaire de l'autorité publique". Cette mise en examen fait suite à une enquête de l'Inspection générale des services, la police des polices, dans laquelle des experts avaient indiqué que des policiers n'avaient apparemment pas respecté les règles d'utilisation du flashball. La même enquête a "sérié et désigné quel a été l'auteur présumé" du tir de flashball. L'instruction, selon la même source, devait maintenant s'attacher à déterminer s'il y a, ou non, "d'autres responsabilités, directes ou indirectes", notamment de la hiérarchie du policier.
Dans la journée du 8 juillet, de violents heurts avaient opposé des membres des forces de l'ordre et des manifestants soutenant les occupants d'une clinique désaffectée expulsés à Montreuil. Joachim Gatti, 34 ans, qui participait à ce rassemblement, avait perdu un oeil à la suite d'un tir de flashball. La préfecture de Seine-Saint-Denis avait indiqué que les policiers avaient riposté aux projectiles des manifestants en utilisant ce pistolet à balles en caoutchouc non perforantes. A dix mètres de distance, sa balle fait l'effet d'un uppercut donné par un bon boxeur. Une information judiciaire avait été ouverte fin juillet par le Parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour déterminer les circonstances dans lesquelles le tir de flashball avait été tiré.
(Avec agence)
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