© LCIIl est un peu plus de 14 heures, ce mercredi. Antoine* a rendez-vous avec sa petite-amie Amélie* près du centre commercial de Châteauroux. Elle est en retard. C'est alors qu'il reçoit un SMS en langage abrégé dans lequel elle lui dit être montée dans une voiture avec deux individus et être en difficulté. Antoine, qui connaît bien son amie, comprend tout de suite que ce n'est pas une blague et demande de l'aide aux agents de sécurité du magasin Carrefour, qui appellent la police. Quelques minutes plus tard une patrouille est sur les lieux. "A la lecture du texto et devant l'évidente sincérité du jeune homme, les policiers ont tout de suite pris cette affaire très au sérieux", explique à LCI.fr Brigitte Siffert, directrice départemental de la sécurité publique à Châteauroux.
Une course contre la montre commence. "Nous avons prévenu la police municipale, les gendarmes et 'vidé' le commissariat de ses 30 fonctionnaires. Tous sont allés sur le terrain pour établir un maillage le plus serré possible" poursuit la commissaire principal. Un hélicoptère de la gendarmerie est même mis en alerte au cas où la traque s'éterniserait.
Le téléphone d'Amélie est également placé sous géolocalisation. Une mesure d'autant plus utile que la jeune fille de 17 ans continue d'envoyer des textos, très brefs, pour donner des infos. Les enquêteurs apprennent grâce à elle que la voiture est blanche et les routes qu'elle suit : Velles, puis Luant, situé à une douzaine de kilomètres de Châteauroux. C'est là que des gendarmes repèrent le véhicule à l'arrêt. Les deux hommes sont à l'arrière avec Amélie. Ils sont interpellés alors qu'ils tentent d'agresser sexuellement la jeune fille. Entre le signalement de l'enlèvement et son dénouement, il se sera écoulé moins d'une heure et demie. Les deux individus, des Roumains de passage dans le département, étaient toujours en garde à vue jeudi en début d'après-midi et devaient être déférés dans les heures qui viennent au parquet de Châteauroux.
"Cette jeune fille a eu beaucoup de chance. C'est le résultat d'un énorme sang froid de sa part et aussi d'une très belle collaboration entre services de police", estime Brigitte Siffert. Selon les premiers éléments de l'enquête, Amélie n'aurait pas subi de violences pour monter dans la voiture. "Les deux individus ont utilisé une ruse, disant apparemment qu'ils travaillaient pour l'Unicef et qu'ils avaient besoin d'un coup de main. La jeune fille, peut-être un peu naïve, n'a rien vu venir. Elle n'était pas préparée à ce genre de chose et n'a pas su dire non".
"Ne jamais monter dans une voiture avec un inconnu" |
Alors que ce genre d'affaires, aux issues parfois bien plus dramatiques que celle-ci, se multiplie ces dernières semaines, la commissaire principal Brigitte Siffert rappelle quelques consignes de base : |
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