Foule à la gare de l'Est © TF1/LCI 
> Acte de malveillance : de gros retards en gare de l'Est
Les vacances de la Toussaint ont mal commencé pour certains. Le trafic ferroviaire au départ et à l'arrivée de la gare de l'Est, à Paris, a été interrompu pendant trois heures samedi matin après que des barrières métalliques eurent été jetées sur les voies depuis un pont dans la nuit de vendredi à samedi à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Il s'agit de "barrières métalliques de tailles importantes", dont certaines font plusieurs mètres de long, qui proviennent d'un chantier situé à proximité, a précisé la SNCF, qui a déposé plainte pour dégradation et mise en danger de la vie d'autrui. Un sans domicile fixe d'une vingtaine d'années soupçonné des faits était toujours en garde à vue samedi soir au commissariat de Pantin, selon une source policière. Selon la SNCF, l'homme a été surpris dans la nuit par une patrouille de la brigade ferroviaire en train de jeter d'un pont des "d'objets métalliques d'importante dimension" qui ont endommagé les caténaires sur le territoire de la commune de Pantin.
La circulation des trains entre la gare de l'Est et les principales destinations de l'Est de la France a été interrompue dans les deux sens et a repris "progressivement à partir de 9h", selon la SNCF. Le trafic était de retour à la normale peu après 13h, selon l'entreprise. Des retards pouvant aller jusqu'à deux heures et demi ont été déplorés, impliquant notamment une dizaine de TGV. Selon un représentant de la SNCF, "il y avait du monde ce matin" gare de l'Est, mais cette gare est bien moins fréquentée à l'occasion des départs en vacances que peuvent l'être celles de Lyon ou de Montparnasse.Le trafic transilien des lignes E et P a lui aussi été affecté et limité à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Cet acte de malveillance a eu d'importantes répercussions car il s'est produit dans une "zone très dense où se trouvent de nombreuses installations", a-t-on expliqué à la SNCF.
La SNCF avait déjà été victime la semaine passée d'actes de vandalisme qui avaient affecté pendant trois jours le trafic ferroviaire de la banlieue sud-est de Paris. Le sectionnement volontaire de câbles électriques à hauteur de la gare de Vert-de-Maisons (Val-de-Marne) et le vol de 200 mètres de câble de cuivre avaient entraîné au passage d'un train une surchauffe produisant un incendie dans un centre de signalisation. Evoquant la "recrudescence de ces actes de malveillance", la CFTC Transports a affirmé dans un communiqué que "l'escalade doit être stoppée le plus rapidement possible" car "les conséquences de ces actes deviennent de plus en plus lourdes pour la SNCF et ses usagers". "La SNCF ne peut assumer seule la surveillance du réseau ferré, l'Etat doit assumer ses responsabilités en la matière", soutient-elle.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





