Passagers bloqués en gare de Marseille à la suite d'un problème de caténaire sur la ligne TGV (16 octobre 2009) © TF1/LCILe problème est désormais classique : un souci de caténaire entraînant une rupture de l'alimentation électrique... et les trains, privés de courant, se retrouvent bloqués. Avec des conséquences à chaque fois spectaculaires. Sur la ligne de TGV entre Paris et Marseille, les perturbations ont été d'autant plus massives, tout au long de la journée de vendredi et jusqu'à samedi matin, que l'incident s'est produit en deux temps.
Une première panne est survenue en fin de matinée. Après intervention, le trafic a pu reprendre vers 15h45... mais de manière très provisoire, et la SNCF, devant des "incidents répétés" peu avant 17 heures, a dû de nouveau interrompre le trafic totalement, sur deux voies, bloquant les trains au départ et à l'arrivée de Marseille. Résultat : des retards de deux à quatre, voire cinq heures ont été enregistrés non seulement sur les trains circulant sur la ligne reliant Marseille à Paris, mais aussi sur des Corail en direction de Bordeaux. Avec comme conséquence des milliers de passagers bloqués dans les trains, mais également dans les gares, et incapables de savoir quand ils pourraient prendre leur train. La SNCF n'a pas précisé exactement le nombre de TGV touchés, mais elle a évoqué "plusieurs dizaines de trains".
L'usure trop prononcée des caténaires
Au bout d'une journée noire pour les voyageurs, la réparation s'est finalement terminée tard dans la nuit de vendredi à samedi, à 22h45, permettant au trafic de "se rétablir doucement", selon les termes de la SNCF. Mais le retour à la normale devait prendre plusieurs heures encore, pour n'intervenir qu'au cours de la matinée de samedi.
Les incidents de caténaires sont un souci récurrent à la SNCF, et ils sont régulièrement responsables de retards en cascade sur des grandes lignes et sur des trains de banlieue. Assurant l'alimentation des convois, ils subissent une usure d'autant plus importante que la ligne est empruntée - ce qui est particulièrement le cas, par exemple, pour la ligne TGV qui va de Paris à Marseille. Or, la SNCF est régulièrement accusée d'avoir négligé l'entretien de ces caténaires pour des raisons d'économie, de sorte que leur taux d'usure sur certaines lignes dépasse parfois largement les taux constatés sur des lignes ferroviaires similaires à l'étranger.
Si la SNCF a donc clairement écarté l'acte de malveillance pour expliquer les pannes électriques sur la ligne Paris-Marseille, le cas pourrait être différent pour les incidents constatés sur le réseau entre Nîmes et Avignon, touché vendredi par un "incendie sur des installations électriques" occasionnant, ce samedi encore, des retards de près d'une heure. Enfin, une enquête a été ouverte vendredi par le parquet de Créteil après une plainte pour "vol aggravé et mise en danger d'autrui" déposée par la SNCF qui a constaté le sectionnement volontaire de câbles électriques, à la suite de deux incidents ayant affecté mercredi et jeudi le trafic du RER D dans sa partie sud, des TER-Bourgogne et des TGV.
D'après agence
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