Extrait d'une lettre de Jean-Pierre Treiber envoyée à son amie, publiée par Paris-Match le 7 octobre 2009 © DR"Ça fait quelque jour que j'ai changé de ‘prison'. Celle ci est très vaste... Après toutes ces années, mes jambes n'ont pas oublié, je parcour de grande distance pour 'boire' la nature qui m'entoure." Avec ses fautes d'orthographes et ses métaphores, Celui qui prétend être Jean-Pierre Treiber, en cavale depuis un mois quand il s'est évadé de la maison d'arrêt d'Auxerre, le 8 septembre, décrit ses nouvelles conditions de vie dans trois lettres envoyées à son amie Blandine, que Treiber appelle "Hartzala" ("petit coeur", en alsacien).
Enquête sur le probable suicide d'une connaissance de Treiber
La gendarmerie enquête sur le probable suicide d'un homme retrouvé pendu après un accident de la route le 11 octobre en Seine-et-Marne et que Jean-Pierre Treiber, en cavale dans le secteur, "connaissait".
Publié le 24/11/2009
Treiber était logé depuis le 10 octobre, mystère avant
Le procureur a détaillé dimanche le rôle des 4 complices mis en examen. Jean-Pierre Treiber serait arrivé "affamé et amaigri" chez son ami. L'ombre demeure sur le 1er mois de cavale.
Publié le 22/11/2009
Affaire Treiber : deux des six complices présumées libérées
Les quatre personnes toujours interrogées, trois hommes et une femme, devraient être présentés dimanche à un juge d'instruction à Auxerre, sauf si une nouvelle libération intervient dans l'intervalle.
Publié le 21/11/2009
Retour en cellule pour Treiber, "l'homme des bois"
Arrêté vendredi à Melun, le principal suspect de l'assassinat de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier a été incarcéré à Fleury-Mérogis aux premières heures de samedi.
Publié le 21/11/2009
Fin de cavale pour Treiber
Brice Hortefeux, a annoncé vendredi l'arrestation près de Melun du meurtrier présumé de katia Lherbier et Géraldine Giraud, en cavale depuis le 8 septembre. Trois couples, soupçonnés d'avoir aidé le fugitif, ont aussi été arrêtés.
Publié le 20/11/2009
Le "Koh-Lanta" de Jean-Pierre Treiber
L'insaisissable fugitif, suspect n°1 dans l'affaire du double meurtre Giraud-Lherbier, envoie deux nouvelles lettres à son amie Blandine.
Publié le 19/11/2009
Des lettres publiées par l'hebdomadaire Paris-Match (de jeudi) et qui ont "été communiquées à la police judiciaire de Dijon il y a à peu près une semaine", a précisé le procureur d'Auxerre. Elles "sont en cours d'exploitation". Dans le début de l'une des lettres, publiée sur le site de Paris-Match mercredi soir, le seul suspect dans l'affaire Giraud-Lherbier explique à son amie avoir "vraiment lancé la machine" parce que "je ne veux pas que tu aies un jour à douter de moi".
Nouvelle série de lettres
Selon l'hebdomadaire, Blandine a reçu ces trois lettres dans une même enveloppe le 1er octobre. Elle en avait reçu une première environ une semaine après l'évasion, précise également Paris-Match. Le magazine explique que Blandine a accepté de lui communiquer ces lettres, "non pas dans l'idée de trahir celui qu'elle aime", mais parce qu'elle est "certaine que Jean-Pierre Treiber ne peut être l'individu fruste et brutal qui nous a été présenté".
Une lettre de Jean-Pierre Treiber compostée le lundi 14 septembre avait été reçue par un journaliste de Marianne. Dans ce courrier, le fugitif clamait son innocence, expliquant avoir "choisi cette solution d'évasion qui n'est pas la meilleure" car "c'est peut-être le seul moyen de me faire entendre avant le procès où je serai présent".
L'homme en cavale demeure introuvable malgré la multiplication des recherches et leur extension à l'étranger. Jean-Pierre Treiber, 47 ans, s'est évadé de la maison d'arrêt d'Auxerre en se dissimulant dans un carton. Ancien garde-chasse, il est soupçonné du meurtre en 2004 de Géraldine Giraud, 36 ans, la fille du comédien Roland Giraud, et de son amie Katia Lherbier, 32 ans, dont les corps avaient été retrouvés dans sa propriété de Villeneuve-sur-Yonne. Il devait comparaître courant avril 2010 devant la cour d'assises de l'Yonne.
Jean-Pierre Treiber, un homme "généreux" |
L'amie de Jean-Pierre Treiber évoque le seul suspect dans l'affaire Giraud-Lherbier comme un homme "gentil", dans un entretien à Paris-Match jeudi. "Les photographies et le portrait brossé par la presse ne lui rendent pas justice. C'est un homme généreux, prévenant, à mille lieux de l'homme des bois qu'on a décrit", affirme cette femme ingénieur en génie climatique. Elle explique connaître Treiber depuis plus de 15 ans, du temps où ils vivaient en Seine-et-Marne avec leurs familles respectives. Lorsque Treiber est emprisonné en 2004, elle lui envoie au départ une carte pour Noël, puis entame une correspondance plus suivie en avril 2008 après son divorce. Depuis cette date, elle donne le chiffre de "152 lettres" reçues, et saisies depuis par la police judiciaire, en charge de l'enquête. "Je ne suis pas tombée amoureuse de l'homme mêlé à l'affaire Giraud mais de celui que j'avais connu auparavant et que j'ai retrouvé enfermé entre quatre murs", souligne-t-elle. "Il s'est toujours dit innocent", confie-t-elle, évoquant "son moral assombri" à l'annonce du report de son procès à avril 2010. "Ses idées suicidaires ont resurgi. J'ai tenté de lui redonner espoir mais il a commencé à se refermer sur lui-même. Je l'ai vu pour la dernière fois le 30 juillet. Quand il m'a demandé d'arrêter mes visites au parloir, je n'ai pas compris. En m'éloignant, il voulait me mettre à l'abri", explique-t-elle. |
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