Les violences à Poitiers, le 10 octobre 2009 © LCI"Dans un texte adressé au Monde" et signé "+quelques casseurs+", a rapporté lemonde.fr, les autonomes "revendiquent à leur façon les tags et les bris de vitrines, justifient leur mode d'action violent". Le site publie des extraits du texte. "+Nous sommes passés par ces rues. Sur les images, il y a des pleurs d'enfants. On voudrait que les enfants pleurent à cause de nous. Mais ils pleurent avec nous. Ce sont les mêmes larmes que nous avons versées (...) des larmes contre ce monde+", écrivent ses auteurs.
Au quotidien qui avait évoqué à leur sujet "la stratégie du coucou", les autonomes répondent, dans ce texte intitulé "coucou, c'est nous": "+ce jour-là, à bien y regarder, les coucous n'étaient ni dans le festival (le festival d'arts de la rue qui se tenait alors à Poitiers), ni dans la manif, ce qu'ils squattent, c'est la société. Le condition de coucou, c'est simplement une existence révolutionnaire dans la société+, disent-ils", selon lemonde.fr. Selon le site, ce texte est parvenu au quotidien "une semaine" après la manifestation de Poitiers et, "pour vérifier son authenticité, il a été demandé à ses auteurs des +garanties+ prouvant qu'ils se trouvaient bien sur place, ce qui a été fait".
La cour d'appel de Poitiers examinera jeudi les demandes de remise en liberté concernant les trois personnes condamnées à de la prison ferme et incarcérées, après les violences du 10 octobre.Samuel et Jean-Salvy, étudiants de 20 ans, ont été condamnés en comparution immédiate à un mois de prison ferme (6 mois dont 5 avec sursis) et Patrick, 51 ans, sans profession, à quatre mois fermes (8 mois dont 4 avec sursis), avec mandat de dépôt, pour "violences en direction des forces de l'ordre".
(D'après agence)
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