"Heureusement qu'il était aux commandes"

le 13 octobre 2009 à 11h52 , mis à jour le 13 octobre 2009 à 14h49

Le pilote de l'avion de tourisme accidenté en Corse est un pilote d'Air France "rigoureux et très expérimenté", témoigne l'une de ses proches.

L'un des rescapés de l'avion de tourisme qui s'est abîmé au large de la CorseL'un des rescapés de l'avion de tourisme qui s'est abîmé au large de la Corse © LCI

L'expérience du pilote a probablement sauvé les rescapés. Valérie Brumaire, responsable de l'Aéroclub d'Antibes, où le pilote de l'avion de  tourisme accidenté lundi au large de la Corse est instructeur bénévole, le décrit comme un "pilote très rigoureux et très expérimenté". Copilote chez Air France où il vole sur Boeing 777, Clément Zylberberg "a eu du sang froid, du savoir-faire et un peu de chance", a-t-elle ajouté, estimant que son "savoir-faire" a permis d'éviter une catastrophe. Air France a confirmé qu'un de ses "officiers pilotes de ligne" était à bord de l'appareil, ainsi que son épouse, hôtesse de l'air de  la compagnie.

Clément Zylberberg, le pilote, a quant à lui  déclaré mardi à l'hôpital d'Ajaccio avoir eu "une chance terrible", soulignant c'était un "miracle" que les six occupants de l'appareil aient pu être sauvés. "On a douté, c'est un miracle, on a eu une chance extraordinaire de s'en sortir, on a eu une chance terrible", a-t-il dit aux journalistes. Visiblement fatigué, mais calme, Clément Zylberberg, assis sur son lit, a expliqué "avoir bien appliqué tout ce qu'on nous apprend sur l'amerrissage" et avoir fait preuve de "sang froid". Agé de 36 ans, il travaille comme co-pilote chez Air France et est également instructeur bénévole au sein de l'aéroclub d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes.

Sauvés en début de nuit
 
L'avion qu'il pilotait, un Cessna 210 "Centurion", qui devait relier Propriano, en Corse-du-Sud, à Cannes, s'est abîmé en mer lundi après-midi dans le  golfe de Porto. Une heure après le décollage, le pilote avait alerté le centre de contrôle aérien d'Aix-en-Provence signalant une panne de moteur et son intention d'amerrir. Le pilote et les cinq passagers ont été sauvés en début de nuit après avoir survécu plusieurs heures dans une mer très agitée (lire notre article). Les conditions d'amerrissage d'un petit avion sont très périlleuses, souligne Valérie Brumaire: "Ca se termine souvent très mal. On est obligé d'atterrir avec une vitesse suffisante minimale, sinon l'avion tombe comme une pierre".
 
La vitesse de décrochage d'un gros Cessna comme le 210 "Centurion" est de 65 nœuds, soit 110 km/heure. "A cette vitesse, l'eau est comme du béton. Il faut  donc se poser parallèle aux vagues. Il faut aussi savoir que l'avion coule très vite et donc se dépêcher d'évacuer", a précisé Valérie Brumaire. "Heureusement qu'il était aux commandes", a-t-elle conclu. Clément Zylberberg, 36 ans, était accompagné dans le Cessna par un chef  d'entreprise de Cannes qui est "un pilote breveté d'un très bon niveau", a ajouté Valérie Brumaire.
 
D'après agence

le 13 octobre 2009 à 11:52
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30 Commentaires

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  • Melto99, le 14/10/2009 à 04h02

    Beaucoup de chance en effet? Surtout que le responsable de l'aérodrome de Propriano leur a suggéré de retarder leur départ en raison des mauvaises conditions météo. Et a M. Thomas d'ajouter qu'après le décollage, le vent était monté en puissance et de finir par " a leur place, je ne serais pas parti ". S'ils avaient écouté les bons conseils de M. Thomas, ce stupide fait divers n'aurait pas eu lieu. Ce talentueux copilote devrait savoir mieux?

  • Onethemars, le 13/10/2009 à 19h28

    Grand bravo aux pilotes

  • Geronimo, le 13/10/2009 à 19h20

    Nous sommes tous heureux de cette fin qui tient, on peut le dire du miracle, il faut féliciter le pilote et sa compagne qui fait preuve d'un énorme sang froid. Il faut également féliciter et rendre hommage à tous ceux qui prennent des risques pour sauver la vie des autres. Je pense aux pilotes de la sécurité civile mais aussi aux équipages de patrouille maritime qui volent sur un avion non pas de l'armée de l'air comme on l'entend trop souvent mais de la MARINE NATIONALE; Car c'est bel et bien un éauipage de marins à bord d'un Atlantique 2 de la MARINE NATIONALE, qui après avoir patrouillé et recherché pendant plus de 5 heures les naufragés, a largué depuis sa soute un canot de sauvetage, par mer force 5 à 6, à 50 mètres des 3 derniers naufragés.

  • Fred, le 13/10/2009 à 15h46

    Quand c'est pas l'heure, c'est pas l'heure ! C'était la pensée du jour.

  • Martin, le 13/10/2009 à 15h43

    Dire que l'avion a coulé en quelque minute et juste le temps d'évacuer en quelques secondes et quelques fractions de secondes pour monter sur le canot de sauvetage par mer agitée et vagues. Ils ont été helitreuillé rapidement les 6 personnes, en quelques secondes. Bravo de l'exploit.

  • Catherine, le 13/10/2009 à 15h36

    Je sais que c'est un fait divers. Mais je remercie chaleureusement toutes les personnes qui témoignent de leur joie de savoir que ces 6 personnes sont rescapées. Leur bonheur me va droit au coeur et pour cause : à bord mon père, ma mère, ma soeur et son compagnon Clément, tous survivants, tous vivants. Et de tout mon coeur un immense merci à toute la chaîne de sauveteurs, grâce à vous je pourrais les embrasser encore et encore. MERCI

  • Martin, le 13/10/2009 à 15h36

    Heureusement que l'avion n'a pas coulé tout de suite pendant que les occupants montaient sur le canot de survie et les autres hélitreuillés en bonne santé et sain et sauf. C'est un miracle sinon que l'avion aurait pu couler comme une pierre en béton.

  • Gigi, le 13/10/2009 à 15h17

    GISELE de SETE Je voudrai dire au pilote bravo et félications à son exploit d'avoir sauvé toutes ses personnes Ce pilote mérite toutes les félicitations de la compagnie AIR FRANCE grace à son sang froid tout le monde et en vie et peut lui dire merci à lui

  • Daniel, le 13/10/2009 à 15h16

    Encore une preuve que les pilotes d'air france sont les mieux formés au monde.

  • Zaza, le 13/10/2009 à 15h06

    Toutes mes féilicitations à ce Monsieur, car le seul facteur chance n'aurait pas permis de sauver ces vies !!! BRAVO.

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