L'un des rescapés de l'avion de tourisme qui s'est abîmé au large de la Corse © LCIL'expérience du pilote a probablement sauvé les rescapés. Valérie Brumaire, responsable de l'Aéroclub d'Antibes, où le pilote de l'avion de tourisme accidenté lundi au large de la Corse est instructeur bénévole, le décrit comme un "pilote très rigoureux et très expérimenté". Copilote chez Air France où il vole sur Boeing 777, Clément Zylberberg "a eu du sang froid, du savoir-faire et un peu de chance", a-t-elle ajouté, estimant que son "savoir-faire" a permis d'éviter une catastrophe. Air France a confirmé qu'un de ses "officiers pilotes de ligne" était à bord de l'appareil, ainsi que son épouse, hôtesse de l'air de la compagnie.
Clément Zylberberg, le pilote, a quant à lui déclaré mardi à l'hôpital d'Ajaccio avoir eu "une chance terrible", soulignant c'était un "miracle" que les six occupants de l'appareil aient pu être sauvés. "On a douté, c'est un miracle, on a eu une chance extraordinaire de s'en sortir, on a eu une chance terrible", a-t-il dit aux journalistes. Visiblement fatigué, mais calme, Clément Zylberberg, assis sur son lit, a expliqué "avoir bien appliqué tout ce qu'on nous apprend sur l'amerrissage" et avoir fait preuve de "sang froid". Agé de 36 ans, il travaille comme co-pilote chez Air France et est également instructeur bénévole au sein de l'aéroclub d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes.
Sauvés en début de nuit
L'avion qu'il pilotait, un Cessna 210 "Centurion", qui devait relier Propriano, en Corse-du-Sud, à Cannes, s'est abîmé en mer lundi après-midi dans le golfe de Porto. Une heure après le décollage, le pilote avait alerté le centre de contrôle aérien d'Aix-en-Provence signalant une panne de moteur et son intention d'amerrir. Le pilote et les cinq passagers ont été sauvés en début de nuit après avoir survécu plusieurs heures dans une mer très agitée (lire notre article). Les conditions d'amerrissage d'un petit avion sont très périlleuses, souligne Valérie Brumaire: "Ca se termine souvent très mal. On est obligé d'atterrir avec une vitesse suffisante minimale, sinon l'avion tombe comme une pierre".
La vitesse de décrochage d'un gros Cessna comme le 210 "Centurion" est de 65 nœuds, soit 110 km/heure. "A cette vitesse, l'eau est comme du béton. Il faut donc se poser parallèle aux vagues. Il faut aussi savoir que l'avion coule très vite et donc se dépêcher d'évacuer", a précisé Valérie Brumaire. "Heureusement qu'il était aux commandes", a-t-elle conclu. Clément Zylberberg, 36 ans, était accompagné dans le Cessna par un chef d'entreprise de Cannes qui est "un pilote breveté d'un très bon niveau", a ajouté Valérie Brumaire.
D'après agence
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