brice Hortefeux, à Poitiers, après les incidents du week-end © DR"J'espère que la justice sanctionnera, et durement", a déclaré lundi Brice Hortefeux au commissariat de Poitiers, où il a rencontré des policiers intervenus lors des heurts commis dans le centre-ville durant le week-end. Des vitrines ont été brisées et du mobilier urbain a été endommagé. Le ministre de l'Intérieur a dit envisager la dissolution de certains groupes après ces violences qui pourraient être le fait de militants dits de l'"ultra gauche". "Je n'hésiterai pas à appliquer la loi de 1936 contre ces formes de groupes et de groupuscules et dans un certain nombre de cas que soit prononcée la dissolution de certains groupuscules, qui encore une fois saccagent et ne respectent pas les règles de la démocratie", a-t-il dit. Brice Hortefeux a également évoqué la loi sur les bandes actuellement en cours d'adoption par le parlement. Le ministre devait rencontrer ensuite des commerçants victimes de vandalisme pour examiner avec eux comment ils peuvent être indemnisés par leurs assurances, "et si ce n'est pas le cas, par la solidarité de l'Etat", a-t-il dit.
Les habitants encore sous le choc après les émeutes
Suite aux émeutes de Samedi à Poitiers, les riverains restent encore marqués par ce qu'ils ont vu. Lundi, huit personnes étaient encore en garde à vue.
Publié le 12/10/2009
Neuf personnes soupçonnées d'être impliquées dans les violences devaient voir un juge. "J'ai pris la décision de renvoyer en comparution immédiate cet après-midi neuf personnes interpellées", a déclaré à la presse le procureur de Poitiers, Pierre Sennes. Les suspects sont poursuivis pour dégradation volontaire, dégradation de biens publics, coups et blessures volontaires avec arme sur agents de la force publique dans l'exercice de leurs fonctions et détention de fusées de détresse considérées comme des armes. Une information judiciaire "pour organisation d'un attroupement armé" a été ouverte. La manifestation organisée par un collectif contre la prison de Vivonne a attiré selon la police des militants venus des départements voisins et très organisés. Profitant du festival, les manifestants, portant cagoules ou foulards, armés parfois de bâtons, se sont attaqués aux vitrines d'une vingtaine de boutiques, ont cassé les vitres d'abribus et du mobilier urbain. Une personne a été blessée.
D'après agences
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