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L'inventeur d'un "patator" affole la police

le 28 octobre 2009 à 16h16, mis à jour le 28 octobre 2009 à 19:24

Un lycéen qui avait fabriqué une version de ce "lance-patates" artisanal, et montré ses exploits de lanceur de tubercule sur internet, s'est vu activement interrogé par la police.

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patatorJérémy et son patator sur la vidéo qu'il a mise en ligne. © Capture d'écran/DR

Il avait fabriqué un "lance-patates" artisanal, on lui a parlé de "terrorisme", il n'a pas compris. Un lycéen dijonnais qui avait fabriqué un "patator" et montré ses exploits de lanceur de tubercule sur internet, s'est vu activement interrogé par trois policiers. "J'ai été interrogé le 14 octobre pendant une heure et demie par trois policiers. On m'a dit que l'utilisation et la divulgation (sur internet, ndlr) d'un 'patator' étaient interdites", a raconté à l'AFP Jérémy, 16 ans. L'adolescent, élève en 1ère scientifique dans un lycée dijonnais, confirmait les informations relatées mercredi par le quotidien régional Le Bien Public, et également confirmées en partie par la police à l'AFP.
 
"On m'a posé des tas de questions sur les deux vidéos que j'ai mises en ligne sur YouTube: celle où on me voit essayant mon 'patator' dans le jardin et une autre", dans laquelle il est question d'une mini-fusée propulsée par un mélange de "bicarbonate de soude et de vinaigre", a expliqué Jérémy. "On m'a dit que je pouvais fabriquer une bombe avec ce mélange, c'est absurde!", a affirmé le lycéen, qui a toutefois conservé son "patator". Et le jeune homme d'expliquer "avoir confectionné avec (son) père" ce lance-patates, sorte de bazooka artisanal fait de deux bouts de tuyau dans lequel est introduit un produit inflammable déclenché avec un allume-gaz et qui permet d'expulser violemment à plusieurs mètres des pommes de terre ou tout autre objet.
 
"Pour nous, cette affaire est réglée, nous avons simplement voulu vérifier si cet engin était dangereux ou pas", s'est défendu mercredi un porte-parole de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), interrogé par l'AFP. La "procédure" a toutefois été transmise au parquet de Dijon, qui décidera de donner suite ou non à cette rocambolesque affaire.

 

(D'après agence)
 

le 28 octobre 2009 à 16:16
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