La directrice d'une maison de retraite de Bayonne a été mise en examen mercredi après la découverte de nombreux cas de maltraitance sur des personnes âgées. © TF1/LCIUne employée de la maison de retraite de Bayonne, dont la directrice a été mise en examen mercredi pour des faits de maltraitance à personnes âgées, a évoqué jeudi sur TF1 un "climat de terreur" qui régnait dans l'établissement et les empêchaient de parler : voir la vidéo. "Je ne crois pas que j'étais la terreur", a répondu, sur RMC, la directrice de la maison de retraite. Juliette Moreau, 70 ans, a été placée sous surveillance judiciaire. Estimant que "l'on emploie facilement le mot de maltraitance", elle a assuré : "Je n'ai jamais tapé ma fille, je n'ai jamais tapé une personne âgée", en réponse à une question sur les présomptions de violences exercées envers les quinze pensionnaires de sa maison de retraite "Les Colombes", fermée mercredi sur ordre préfectoral. "C'est dans l'air du temps, les scandales, je n'ai rien à me reprocher", a indiqué la directrice des Colombes.
L'accueil des personnes âgées dans "une dynamique vertueuse"
<b>Interview -</b> Sur 2800 établissements pour personnes âgées inspectés par les services de l'Etat en 2009, 155 sont menacés d'une fermeture faute de mise aux normes avant l'automne, a annoncé vendredi Nora Berra, secrétaire d'Etat aux Aînés. Elle détaille pour TF1 News son futur projet de loi contre les maltraitances.
Publié le 04/06/2010
Parallèlement, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques a indiqué jeudi que Les Colombes avait été controlée par la DDASS en 2006 et début 2009. L'établissement a obtenu son agrément en 1990, c'est-à-dire avant une réforme importante de réglementation intervenue en 1999, mais "il a fait l'objet de contrôles en 2006 et début 2009 qui n'ont pas révélé d'éléments suffisamment probants", a déclaré le directeur adjoint à la direction de la solidarité départementale du Conseil général. Un contrôle conjoint Etat-département, effectué en 2006, a donné lieu à une "contre-enquête" qui s'est soldée par des "remarques" adressées aux responsables de l'établissement. Une deuxième visite, en janvier 2009, n'a pas non plus donné lieu a des mesures particulières mais a "pu contribuer à la décision de perquisition décidée par le parquet de Bayonne", a-t-il ajouté sans donner de précisions sur la nature des observations consignées à cette occasion. Cette maison de retraite "ne serait pas agréée selon les règlements actuels", a souligné le Conseil général.
La quinzaine de résidents, âgés de 80 à 96 ans, a été relogée mercredi dans des structures médicalisées agréés à l'aide sociale. Une cellule psychologique a été mise en place pour aider les familles.
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