© AFPFrédéric Thiriez répond lundi matin à la polémique sur le report jugé trop tardif du match OM-PSG de dimanche après la découverte d'un troisième cas de grippe H1N1 dans l'équipe parisienne. "Il faut que les Français s'habituent au fait qu'un match soit annulé le matin pour le soir" à cause de cette pandémie, a-t-il déclaré sur Europe 1.
Dimanche, le président de l'Olympique de Marseille (OM), Jean-Claude Dassier, a déploré que la décision ait été "tardive". "C'était hier (samedi, ndlr) qu'il fallait prendre cette décision." Même son de cloche chez le maire du 1er secteur de Marseille, Patrick Menucci (PS), qui s'est dit dimanche "très en colère" contre la Ligue nationale de Football après le report de la rencontre entre l'Olympique de Marseille et le PSG. La secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, a pour sa part estimé que l'heure était "à la prévention et à la prudence, pas aux polémiques". "Il s'agit d'une décision de santé publique", a-t-elle insisté.
'C'était trop tard pour annuler', Jean-Claude Dassier
Frédéric Thiriez, lui, avait présenté les excuses de la LFP "au public, aux clubs, à leurs supporters" au "diffuseur", ajoutant qu' "Il est évident que la protection de la santé des joueurs doit l'emporter sur toute autre considération". "Les décisions ont été prises en l'état des informations disponibles. Il faut s'habituer à ce qu'on puisse reporter un match le jour-même, a-t-il poursuivi. Nous sommes dans une situation d'urgence sanitaire évolutive, c'est une pandémie grave."
Vitrines brisées, magasins saccagés
La décision de la Ligue concernant le report du "clasico" a été suivie de violences à Marseille, dans le quartier du Vieux Port et autour la Gare Saint-Charles, et d'affrontements entre plusieurs centaines de supporteurs du PSG et Marseillais. Environ 2000 Parisiens étaient attendus à Marseille, dont 800 venus par leurs propres moyens. Ceux qui avaient décidé de descendre en bus - dix neuf cars au total - ont été stoppés sur l'autoroute et obligés de rebrousser chemin.
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Des échauffourées ont eu lieu pendant l'après-midi faisant une dizaine de blessés légers. Le calme n'est revenu qu'à 19 heures environ. Des bouteilles et des fusées traçantes ont été lancées à destination de supporteurs parisiens, également pris pour cible par les habitants des immeubles en dessous desquels ils étaient confinés par les forces de l'ordre. Un supporteur du PSG a été fauché par une voiture. Les CRS ont fait usage de gaz lacrymogènes et de flash-ball. Des vitrines ont été brisées et des magasins ont été saccagés.
16 gardes à vue
Seize jeunes d'une vingtaine d'années, principalement des supporteurs marseillais, ont été placés en garde à vue à la suite des incidents, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête. Ils devaient être déférés au parquet qui pourra décider dans les 48 heures de leur comparution devant le tribunal correctionnel. Selon la même source, il s'agit quasi exclusivement de Marseillais, appelés à répondre de violences et dégradations. Une dix-septième personne, un mineur, a été remis à sa famille dimanche soir, a précisé cette source.
Les trois supporteurs parisiens interpellés par la gendarmerie sur une aire d'autoroute à Peypin (Bouches-du-Rhône), où des dégradations et des vols ont eu lieu, ont été entendus sur place et sont repartis dans l'un des bus pour Paris.
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