Thierry Jérôme lors de sa sortie de la prison de Fresnes mardi © TF1"J'étais dans un autre monde, comme un somnambule". Thierry Jérôme, qui a reconnu avoir envoyé des lettres de menaces, souvent accompagnées de balles, à des hommes politiques, dont Nicolas Sarkozy, a expliqué mercredi sur Europe 1 qu'il avait "disjoncté" et qu'il "regrettait la méthode". Devant la caméra de LCi, il a indiqué qu'il était victime de "dédoublement de personnalité" (voir la vidéo ci-dessus). Agé de 51 ans, handicapé sans emploi et membre d'un club de tir de l'Hérault, Thierry Jérôme a été remis en liberté mardi par la cour d'appel de Paris à l'issue de trois semaines de détention provisoire. Il reste mis en examen pour "menaces de mort matérialisées par des écrits et objets" et "infraction à la législation sur les munitions".
Mercredi, il est revenu sur ces lettres. "C'est peut-être lié à tous les traitements que je prends, liés à trois pathologies lourdes, ça m'a fait disjoncter", a-t-il expliqué. "Je regrette la méthode, même si je ne suis pas quelqu'un de dangereux", a-t-il poursuivi. "Je regrette car des gens ont été blessés, apeurés, et surtout arrêtés" au cours de l'enquête, a-t-il conclu.
Thierry Jérôme a été placé sous contrôle judiciaire. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a justifié sa remise en liberté par le fait que sa détention "n'est plus nécessaire à la manifestation de la vérité", selon l'arrêt, consulté par l'AFP. "Au regard de son état de santé physique et psychologique, sa détention ne paraît pas opportune et (M. Jérôme) justifie de soins spécialisés dont il pourra bénéficier à son domicile ou en milieu hospitalier si nécessaire", a considéré en outre la cour d'appel.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




