Image d'archives. © TF1-LCIUn homme de 62 ans a été retrouvé deux ans après son décès à Poissy, dans les Yvelines. Selon une source policière, l'homme, habitant dans le quartier populaire de Beauregard, à Poissy, serait mort depuis près de deux ans: la boîte aux lettres du défunt était remplie de courrier remontant à 2007 et un yaourt périmé en novembre 2007 se trouvait dans le frigo.
Selon les résultats de l'autopsie, l'homme, retrouvé assis dans un fauteuil et en état de décomposition avancé, est décédé de mort naturelle "liée à des problèmes médicaux", selon la même source, qui a précisé que les enquêteurs cherchaient désormais à joindre la famille du défunt au Portugal. Aucun ami ou membre de la famille de cet homme ne semble s'être manifesté depuis 2007, seuls des voisins avaient alerté le gardien sur les mauvaises odeurs qui émanaient de l'appartement.
Le bailleur de l'immeuble a pointé une "responsabilité collective : le bailleur mais aussi la ville, la Poste, les voisins, les commerces...". Ce dernier a précisé que le loyer de ce locataire, "discret", célibataire et sans enfant, était prélevé automatiquement sur son compte bancaire.
Le corps d'une femme découvert des mois après son suicide
Autre cas macabre de l'"ultra moderne solitude" chantée par Alain Souchon, le corps d'une femme a été découvert lors du passage d'un huissier dans son appartement, à Stains, plusieurs mois après son suicide, a-t-on appris mardi de sources concordantes. Cette femme, dont l'âge n'a pas été précisé, habitait un appartement situé au rez-de-chaussée d'un immeuble dans une cité, de plus de 500 résidents, à Stains au nord de Paris.
Le 18 septembre, un huissier et des policiers se présentent à son domicile, pour réclamer à cette femme des impayés de loyers. En défonçant la porte, ils découvrent un corps en décomposition gisant dans la salle de séjour. De source judiciaire, le décès de cette femme "dépressive" est considéré comme un suicide qui remonterait à "plusieurs mois".
Appelé par la police pour signer le permis de refus d'inhumer, le docteur André Frémont, qui parle d'un "fait, symbolique du drame de l'isolement en France", raconte que la défunte "était couchée sur le canapé (...), méconnaissable". "Il y avait des comprimés posés sur la table avec une ordonnance du service psychiatrique du centre hospitalier Delafontaine de Saint-Denis".
"Nous avons essayé d'estimer la date de la mort d'après le courrier le plus ancien trouvé dans la boîte aux lettres. Celui-ci date de novembre 2008", a indiqué le Parquet de Bobigny. "Quand je l'ai regardée, j'ai déduit qu'elle était morte depuis au moins six mois. Et les aliments que j'ai trouvés au frigo étaient de janvier 2009", souligne le docteur Frémont. "Elle a fait une grosse dépression", raconte une voisine. "Les policiers sont venus une fois avec des médecins pour l'interner: on pensait qu'elle était à l'hôpital".
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