© LCI-TF1/R.BousquetJolie prise ce mardi peu avant l'aube pour un détachement du GIGN : quatre hommes, soupçonnés d'avoir commis au moins une vingtaine de braquages accompagnés de séquestrations dans des grandes surfaces de la partie nord de la France. Les suspects ont été cueillis en douceur vers 6 heures du matin par des gendarmes de cette unité d'élite alors qu'ils étaient en repérage à quelques mètres d'une grande surface à Pithiviers-le-Vieil, a précisé la gendarmerie.
Agés de 25 à 27 ans, "très défavorablement connus" des services de police et venant du quartier Beauval, une cité sensible de Meaux, ils se trouvaient toujours en garde à vue mardi matin. Dans les cas de vols en bande organisée et d'association de malfaiteurs, la garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.
Une méthode bien au point
L'enquête des gendarmes de la section de recherches de Caen avait débuté le 26 juin à la suite du braquage d'un Super U à Mortagne-au-Perche. Quarante personnes avaient été prises en otage pendant trois heures par quatre hommes qui avaient emporté 105.000 euros.
Grâce au Service technique de rapprochement judiciaire et de documentation, les gendarmes ont comparé 45 braquages commis depuis le mois d'octobre 2008 dans la partie nord de l'Hexagone avec le même mode opératoire et les mêmes véhicules. Les malfaiteurs présumés s'introduisaient dans les grandes surfaces avant l'ouverture et prenaient en otage un par un les employés à leur arrivée jusqu'à la venue du responsable détenteur des clés du coffre.
Les gendarmes de la SR de Caen, saisis d'une trentaine de braquages, ont alors entamé une longue enquête, accompagnée ces derniers mois de filatures et d'observations de leurs collègues du GIGN. Le détachement du GIGN, envoyé à Pithiviers-le-Vieil, a attendu pendant quatre jours que l'équipe des braqueurs présumés se présente.
D'après agence
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