Les miraculés racontent

le 13 octobre 2009 à 15h50 , mis à jour le 13 octobre 2009 à 22h25

Les six rescapés d'un avion de tourisme accidenté au large de la Corse ont exprimé mardi à Ajaccio leur immense soulagement, au lendemain d'un sauvetage "miraculeux".

[Expiré] [Expiré] Pilote Clément Zylberberg © AFP

                                                                                  

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"Chance terrible", "miracle"... A travers des mots mêlés de rires et de larmes, les six rescapés d'un avion de tourisme accidenté au large de la Corse ont exprimé mardi à Ajaccio leur immense soulagement, au lendemain d'un sauvetage rendu "miraculeux" par l'expérience et le sang-froid du pilote et des sauveteurs.
 
"On a douté, c'est un miracle. On a eu une chance extraordinaire de s'en sortir, on a eu une chance terrible", raconte calmement le pilote, Clément Zylberberg, sur son lit d'hôpital. Ce pilote d'Air France de 36 ans et ses cinq compagnons ont été recueillis lundi soir après un séjour de six à sept heures, dont plusieurs de nuit, dans une mer démontée, par des hélicoptères militaires et de la Sécurité civile.
 
Le début d'une Odysée
 
Les deux femmes et les quatre hommes avaient quitté Cannes le matin à bord d'un Cessna 210 "Centurion" six places pour aller déjeuner et se baigner à Propriano. Mais sur le chemin du retour, dans l'après-midi, "d'un seul coup le moteur s'est arrêté" au dessus du golfe de Porto, sur la côte ouest de l'île, a raconté Clément Zylberberg. Il a ajouté avoir combattu la peur et évité la panique en s'accrochant "rigoureusement aux procédures d'amerrissage". C'était le début d'une odyssée qui devait s'achever tard dans la nuit au terme de souffrances et d'efforts hors du commun et de l'efficacité opiniâtre des sauveteurs. Le jeune pilote a salué "le professionnalisme et surtout le courage" des dizaines de membres d'équipage et plongeurs de la Sécurité civile, de l'Armée de l'air, de la Marine et de la Gendarmerie.
 
Mardi matin, les six rescapés, dont l'une a eu un bras fracturé et certains des blessures superficielles au visage, avaient recouvré l'essentiel de leurs forces après avoir souffert d'épuisement et d'hypothermie dans une eau à 20 degrés. Entendus par des enquêteurs de la gendarmerie à la mi-journée, ils devaient quitter l'hôpital dans les prochains jours. Allongés ou assis dans leur lit, tous ont loué le savoir-faire de leur ami Zylberberg et de sa compagne Isabelle Coxon.
 
Son "héros"
 
La jeune hôtesse d'Air France, appliquant elle aussi les procédures d'urgence, a aidé le pilote à déverrouiller les portes de l'avion avant qu'il ne touche l'eau. Elle a aussi calmement distribué les gilets de sauvetage et indiqué la position à adopter avant le choc. "Une fois à l'eau, on a d'abord ri. On pensait que les secours arriveraient vite. On les voyait passer, mais eux ne nous voyaient pas. J'ai fini par penser qu'ils ne viendraient plus", raconte le père de Mme Coxon, Serge Amoros, 68 ans. Souriante et détendue, l'hôtesse remercie son compagnon "héros" de lui avoir "sauvé deux fois la vie": "D'abord en réussissant l'amerrissage. Ensuite, pour tenir dans l'eau" en l'encourageant. La chute en mer n'a en effet été, dit-elle, que "le début d'une longue attente".
 
Un pilote d'hélicoptère de la Sécurité civile, Franck Diebold, qui a récupéré les deux premiers rescapés, a souligné combien les conditions météo avaient rendu la mission délicate. "Il fallait éviter le sentiment d'abandon chez les autres naufragés que l'on approchait sans pouvoir atteindre, en tournant au-dessus d'eux avec nos lumières", a-t-il raconté à l'AFP.
 
"Les secours passaient au-dessus de nous. Mais dans cette mer démontée, nous n'étions rien pour eux", dit Mme Coxon. "Ce qui nous a sauvés c'est que les gilets étaient équipés de petites lumières alors que nous étions ballottés par les vagues. Les militaires et les gendarmes qui ont des lunettes infra rouges ont pu nous repérer (dans la nuit) grâce aux taches de chaleur". "Ce serait arrivé le matin, on ne serait peut-être pas là", relève-t-elle, souriante. Encore plus détendu, le plus jeune des rescapés, Jérémy, 22 ans, n'a, lui, aucun doute : "Bien sûr que je reprendrai l'avion!"
 
 

(D'après agence)

le 13 octobre 2009 à 15:50
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15 Commentaires

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  • George, le 13/10/2009 à 21h45

    Merci mon Dieu, c'est un miracle que le bon Dieu a décidé d'offrir. Amen

  • Pascal, le 13/10/2009 à 21h01

    Histoire incroyable, quel soulagement de savoir que tout le monde est sain et sauf ! et ce n'est pas grace à dieu (qui n'existe que dans certains crânes)

  • AYMERIC, le 13/10/2009 à 20h11

    Je fais suite à ma précédente réaction relative au Cessna Centurion qui a fini sa course au large de Propriano. Pour adresser mes plus plates excuses aux équipages qui ont secourus les infortunés passagers. C'est un fait que si ce personnel navigant du S.A.R. reste toujours discret sur ses interventions, qu'il est est d'une abgnégation sans borne, çà suffit pas à les oublier, ils font partie d'une chaîne parfaitement rôdée dans laquelle l'abandon n'a pas sa place.Toute honte bue, qu'ils me permettent de leur adresser les félicitations qu'ils méritent. De nuit, par mer agitée à forte, leur boulot relève de la prouesse. Je m'en veux d'avoir "gommé" ces garçons déterminés.

  • Franck, le 13/10/2009 à 19h37

    Les passagers peuvent dire merci au pilote et aux menbres d équipage peut etre que ces personnes preferont la prochaine fois aller se baigner a cannes ou les plages sont belles plutot que de partir pour une journée en corse.

  • AYMERIC, le 13/10/2009 à 19h09

    Le facteur chance, bien sûr, mais, bien aidée, la chance, grâce à la compétence du cdt de bord et de son épouse. Non seulement il faut connaître la procédure, mais surtout être en mesure de l'appliquer sans céder à la panique. Or le groupe moteur propulseur qui se met "en rideau" sur un monomoteur en navigation sur la Grande Bleue, d'une façon générale en survol maritime, c'est un rien stressant. Les passagers, sa chère et tendre, soi même à sortir de ce mauvais pas, c'est pas donné à tout le monde d'y parvenir. Sans compter qu'amerrir avec un avion à ailes hautes, çà peut réserver des surprises, un joli petit pylone par exemple, et glouglou rapidos. Pour autant que je me souvienne, il n'y a pas de double porte sur le flanc du 210, à l'inverse du 206. Il s'agit de pas se bousculer à la sortie, chacun son tour, et dans l'orde SVP. Chapeau, Madame, Monsieur, pour partir faire trempette du côté de Propriano, vous avez été servi. Miraculeux que vous soyez sortis d'affaire, votre savoir faire et votre maîtrise de la situation ont bien arrangé les choses. Soyez en loués, au moins pour la leçon donnée à celles et ceux qui "sont un peu limite" lorsqu'ils entreprennent de voler ; le BEA en a trop dans ses archives. Bien à vous.

  • Kitty, le 13/10/2009 à 18h59

    Bravo au pilote et à sa compagne pour leur sang froid . Bravo et merci à tous les sauveteurs pour leur courage et leur maîtrise des techniques de sauvetage. Une information revigorante!

  • Docly, le 13/10/2009 à 18h48

    Ils mériteraient eux aussi la légion d'honneur étant donné qu'on décore tout et n"importe qui de nos jours.

  • Delph, le 13/10/2009 à 18h25

    Il mérite d'être CDB.

  • Régis, le 13/10/2009 à 17h57

    ça c est un vrai héros. Des news comme celle là on en voudrait tous les jours

  • Jean Marie, le 13/10/2009 à 17h54

    Le pilote dit avoir vu la vierge. Ils ont donc été sauvés par la main de dieux. Priez avec moi pour ce miracle.

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