Maltraitances : la maison de retraite évacuée

le 07 octobre 2009 à 20h19 , mis à jour le 08 octobre 2009 à 13h47

La gérante de 70 ans de la maison de retraite où de graves actes de maltraitance ont été découverts a été mise en examen mercredi. L'établissement a été fermé.

maltraitance maison de retraite bayonne les colombesLa directrice d'une maison de retraite de Bayonne a été mise en examen mercredi après la découverte de nombreux cas de maltraitance sur des personnes âgées. © TF1/LCI

                                                          

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"La France se fout de ses vieux"



Tout est allé très vite, une fois l'horreur mise à jour. Au lendemain de la découverte mardi par la police de graves cas de maltraitance dans la maison de retraite Les Colombes, à Bayonne, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a pris un arrêté en fin de matinée de fermeture immédiate de l'établissement. La quinzaine de résidents, âgés de 80 à 96 ans, a été relogée mercredi dans des structures médicalisées agréés à l'aide sociale. Une cellule psychologique a été mise en place pour aider les familles. La gérante de l'établissement, âgée de 70 ans, a pour sa part été mise en examen pour "faits de violence n'ayant pas entrainé d'incapacité de travail (...) commis sur personnes vulnérables". 

Selon nos informations, c'est une infirmière en déplacement qui aurait déclenché l'alerte en septembre. Sur place, les policiers, accompagnés d'un magistrat et de médecins, ont constaté la présence "de personnes laissées sans surveillance et un défaut d'hygiène évident", a confié une source policière. Plus grave, les enquêteurs ont retrouvé certaines personnes âgées "attachées dans leur lit au milieu d'excréments" et, pour d'autres, victimes de "violences physiques" ou "affaiblies". Dans l'après-midi, la procureur de Bayonne, Anna Kayanakis, a confirmé que les enquêteurs avaient observé que "deux résidentes étaient attachées à leur lit par des liens non encadrés par des prescriptions médicales".

Des aliments et certains médicaments "ayant dépassé la date limite" ont été  trouvés sur les lieux, mais pour ce qui concerne l'alimentation le dépassement  était de l'ordre d'un jour seulement, a précisé la magistrate, ajoutant que  l'enquête devait encore clarifier la situation des médicaments de ce point de  vue. Des cas de "bousculades et de manques de soins" ont été rapportés, "mais  sans violences directes". "Indignée", Nora Berra, la secrétaire d'Etat chargée des aînés, a ajouté que l'enquête avait montré que des coups étaient portés à des pensionnaires, certains étant attachés en permanence. En outre, précise-t-elle dans un communiqué, les pensionnaires souffraient de sous-alimentation, "les repas étant commandés pour 8 au lieu de 16".


Nora Berra "appelle à la plus grande vigilance de tous les acteurs indispensable pour éviter que de telles horreurs ne se reproduisent". "Au-delà, une politique de lutte contre la maltraitance ne peut être crédible que si les pouvoirs publics se préoccupent réellement des conditions de  vie au quotidien des personnes âgées les plus fragilisées", a ajouté  pour sa part l'AD-PA (directeurs des maisons de retraite). "Cela suppose de mettre à leur disposition le nombre de professionnels  suffisant en établissement comme à domicile où ont lieu 80% des maltraitances",  a-t-elle ajouté.

le 07 octobre 2009 à 20:19
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66 Commentaires

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  • Perplexe, le 08/10/2009 à 23h02

    Souvent je suis passée aux Colombes à l'improviste pour y voir maman et pourtant jje n'ai jamais vu de maltraitance. C'était toujours porte ouverte, on pouvait y aller quand on voulait., Les pensionnaires y étaient certainement plus propres que dans la maison de retraite où mon pére est mort deux an plus tôt. Maigre et squeletique il était mon pére, parce qu'on ne le faisait jamais manger. On payait pour des repas qu'il ne mangeait pas. Toujours tout seul dans sa chambre. La directrice n'avait jamais le temps de vous parler. Maman au contraire était bien, il y avait toujours du monde autour d'elle, et elle mangeait. On la faisait manger. Le docteur vient de me confirmer qu'elle est en bonne forme physiquement; A-t-elle été abusée? je ne sais pas, je ne comprends pas.Je me sens coupable. Car je ne l'ai jamais vu. Papa, qui est mort il y a deux ans, il avait été attaché lui aussi, à l'hopital à Paris. il avait Alzheimer et les infirmières nous avaient expliqué qu'il se sauvait et qu'il arrachait ses sondes , qu'il était en danger s'il n'était pas attaché. Peut-être aurais-je du dire quelque chose à ce moment là? Dans sa maison de retraite à Paris ça sentait toujours l'urine. Il était toujours seul. ça me faisait pleurer. Il ne pouvait pas sortir de son lit, il y avait des barres. J'en pleure encore. Peut-être j'aurais du dire quelque chose pour Papa. Aux Colombes ça sentait le propre. La maison de retraite à Paris, où maman était avant les Colombes, on ne la lavait jamais. Aux Colombes elle était toujours propre. Alors je ne comprends pas pourquoi ça dit que les pensionnaires étaient sales aux infos. Moi je n'ai pas vu ça.. Maintenant je me sens coupable. Maman elle était en bonne santé, elle avait l'air heureux, j'ai rien vu. Alors je suis une fille indigne? Ce soir je pleure et je me pose des questions. C'est vrai ou c'est pas vrai cette histoire? Pourquoi dire que c'est sale quand c'était propre. Je ne comprends pas. C'est une vendetta ou c'est vrai?

  • Vero, le 08/10/2009 à 20h06

    A écouter les témoignages, beaucoup de personnes semblaient connaitre ces maltraitances. Or on ne découvre cela qu'aujourd'hui. C'est de la "non assistance à personnes en danger" ! Voilà qui est honteux et éc?urant !

  • Joelle, le 08/10/2009 à 19h30

    C'est une honte que le personnel soit resté sans réaction ils sont aussi responsables et en ce qui concerne cette monstrueuse gérante on parle de 3 ans de prison si peu c'est scandaleux pour moi c'est un crime de s'en prendre à des personnes agées si fragiles.

  • Cricri, le 08/10/2009 à 18h46

    Je suis écoeurée de ce que je viens de voir moi je me suis occupée personnellement de ma maman ,je suis auxiliaure de vie, malgré tout j'avais la visite de médecin et assistante sociale ,j'ai effectué ce travail pendant 8 ans ,et ce n'était pas de tout repos,je pense ces pauvres personnes sans défense, c'est vraiment lamentable c'est urgent il faut faire quelque chose ,le douvernement remuez_vous.

  • Pepe50130, le 08/10/2009 à 17h35

    Difficile d'admettre que des gens puissent travailler en spectateurs de cet état de fait, même si on sait qu'il est un gros problème de trouver un emploi. Les intervenants extérieurs ne risquaient rien, combien en est il qui ne sont pas intervenus? et pourquoi? Il n'est pas admissible que la "directrice" puisse avoir été remise en liberté, sa place est en prison et pour longtemps

  • Clade, le 08/10/2009 à 17h30

    Cette histoire est tres bizarre, cette entrepise fonctionne normalement depuis 20 ank, il y a du en avoir des personnes qui y sont passées ( médicin kiné infirmiere ainsi que les famille) et personne n a rien dit et tout un coup une infirmiere libérale arrive et tous ce declenchent mais surtout il n y a pas un temoignage des familles .

  • Helene, le 08/10/2009 à 16h59

    @ Carquer . dans l'article il est bien écrit que les pensionnaires étaient attachés sans avis médical. Aussi pour les grands malades le gouvernement fait bien ce qu'il a dit : à Biarritz il y a plusieurs dizaines de lits qui se créer pour alzheimer. Et Biarritz n'est pas le reste de la France... @ Mamouna . je ne vois pas ce que les hommes politiques ont à voir sur la maltraitance que certaines personnes ont à l'égard de plus faibles qu'eux.. sauf que la justice les punira. @ Loulou . bien sur que les personnes qui ne disent rien sont coupables. mais si tu réfléchis bien c'est ce personnel là qui s'occupe de près des pensionnaires et non la directrice. J'ai entendu parler de cette maison de retraite plusieurs fois alors que j'étais sur la plage, ce par des jeunes femmes plagistes apportant des soins dans cette maison et venant de l'extérieur. Elles relataient ces faits. Il aura fallu d'une plus courageuse que les autres. De de ce que j'ai entendu dire de cet établissement, c'est que bien plus que la nourriture, le personnel aussi était à l'économie. Trop petit nombre pour s'occuper de tous ses pensionnaires, aussi ce personnel n'avait donc pas le temps de nettoyer un Homme ou une Femme dans l'embarras.

  • Carquer, le 08/10/2009 à 15h37

    Si on sangle pas que le pensionnaire tombe ou que l azeimer s echape on dira koi?

  • Niofer, le 08/10/2009 à 14h31

    Mais pour quelle raison que tous ces établissements ne sont-ils pas surveillés, pourquoi les employés n'ont ils pas dénoncé, ils sont aussi complice , je regrette !! j'en ai visité des établissements , les personnes âgées étaient bien traitées , elles étaient comme chez elle , faisaient les repas , on voulait même en construire une dans notre commune , pour que les personnes âgées restent dans leur village ,on demande plus de surveillance de la part de l'état , pour les personnes âgées , mais les enfants placés , les ados , ....

  • Mamouna, le 08/10/2009 à 14h03

    J'ai honte de mon pays. Le Psésident avait promis l'ouverture d'une caisse spéciale pour les personne. Pourquoi prolonge-t-on la vie si c(est pour maltraiter les personnes agées qui ont fait vivre la France. Hont à tout ces politiques qui ne font rien et que les promesses ne servent que pour être élus. Honte à tous, vous êtes des incapables......

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