Image d'archives © TF1/LCILe 25 novembre 2007, une collision à un carrefour entre une voiture de police et une mini-moto faisait deux morts à Villiers-le-Bel. Deux adolescents, Moshin et Lakami, âgés de 15 et 16 ans. Devaient suivre trois jours d'émeutes d'une violence sans précédent. Pour la première fois, des armes à feu étaient utilisées contre les forces de l'ordre. Une centaine de policiers étaient blessés. Une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces étaient détruits. Un mois plus tard, suite à un appel à témoins lancé par la police, une vaste opération était menée au coeur de cette cité de Seine-Saint-Denis.
Villiers-le-Bel: un policier désigne un accusé comme un des tireurs
Un policier était mardi interrogé comme témoin dans le cadre du procès des tireurs présumés de Villiers-le-Bel. Il a formellement reconnu un des accusés comme auteur des tirs devant la cour d'assises de Pontoise.
Publié le 29/06/2010
Villiers-le-Bel: caché, la voix déformée, un témoin sous X raconte
Après le désistement de trois témoins sous X sur quatre lundi, un témoin anonyme a été entendu en début d'aprés-midi par visioconférence par la cour d'assises de Pontoise au procès des tireurs présumés de Villiers-le-Bel.
Publié le 28/06/2010
Emeutes de Villiers-le-Bel : cinq jeunes aux assises
Ils comparaissent à partir de lundi devant les assises du Val d'Oise, accusés d'avoir tiré sur des policiers en novembre 2007 lors d'émeutes qui ont suivi la mort de deux adolescents.
Publié le 20/06/2010
Près de deux ans plus tard, l'enquête ouverte pour homicide involontaire sur l'accident qui avait servi de déclencheur à ces troubles s'achève - une information dévoilée lundi matin par RTL, et confirmée depuis de source judiciaire. Les policiers qui se trouvaient à bord de la voiture impliquée ne devraient pas être poursuivis. La procureure de Pontoise a pris, il y a environ un mois, un réquisitoire de non lieu. Selon la juge chargée de l'enquête, Moshin et Lakami, qui avaient heurté sur leur mini-moto le véhicule de police qui venait à leur droite, seraient seuls en tort.
Pas de casque, vitesse excessive...
L'enquête avait pourtant montré que les policiers avaient menti sur la vitesse de leur véhicule : 64 km/h lors du choc, alors qu'ils avaient évoqué à l'origine une vitesse comprise entre 40 et 50 km/h. Leur voiture était en outre en phase d'accélération juste avant le carrefour où devait se produire la collision. Et ils roulaient sans avoir allumé leur gyrophare. Mais ces éléments, affirme RTL, n'ont pas été retenus par la juge chargée de l'enquête, qui pointe plutôt les responsabilités des deux adolescents : outre le choc avec une voiture provenant de la droite, des entorses graves à la sécurité comme le fait de rouler sans casque, avec une vitesse là aussi excessive, sur un véhicule non homologué.
Les policiers n'ont d'ailleurs jamais été mis en examen dans cette affaire, à la grande frustration des proches des victimes. Les avocats des familles, ajoute RTL, comptent désormais contester le réquisitoire devant la cour d'appel de Versailles.
En ce qui concerne les procès des violences ayant suivi cet accident, un premier a eu lieu au mois de juillet. Dix personnes, accusées de jets de pierre et de projectiles sur des policiers, ont été condamnées à des peines allant de un à trois ans de prison ferme. Cinq autres personnes mises en examen pour avoir tiré avec des armes à feu sur les policiers ont été renvoyées devant une cour d'assises et ce procès devrait se tenir début 2010.
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