Criblé de balles au volant de sa voiture

Par TF1 News (Avec agence), le 20 novembre 2009 à 07h46 , mis à jour le 20 novembre 2009 à 07h50

Jacques Butafoghi, fiché au grand banditisme, est venu grossir jeudi la liste des morts violentes en Corse depuis le début de l'année : une vingtaine à ce jour en lien avec des règlements de comptes.

Depuis le début de l'année, le nombre de victimes de règlements de comptes entre bandes rivales en Corse s'élève désormais à une vingtaine. Le dernier en date à rejoindre la macabre liste a été Jacques Butafoghi, 43 ans, originaire de Bastia : il a été tué jeudi peu avant 20 heures au volant d'une voiture de location dans une ruelle donnant sur la place de la mairie de Calenzana, petit village de Balagne, à quelques kilomètres de la station balnéaire de Calvi. L'état du véhicule criblé de plusieurs dizaines d'impacts de projectiles, notamment dans le pare-brise, a témoigné de la violence de l'attaque. Tuée au fusil de chasse et à l'arme automatique, la victime a été découverte tenant une arme à feu à la main.

Cet assassinat est intervenu au lendemain des obsèques de l'un des piliers de la bande dite de la Brise de mer, du nom d'un bar de Bastia, où se réunissaient ses membres dans les années 80, Francis Guazzelli, tué dimanche dernier près du village de Penta-di-Casinca, en Haute-Corse. Lui aussi, de plusieurs dizaines de coups de fusil de chasse et d'arme automatique. Après la découverte du corps de Butafoghi, le coordonnateur des Services de sécurité intérieure en Corse, Gilles Leclair, qui se trouvait à Bastia jeudi en début de soirée, s'est rapidement rendu sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire par le procureur de la République de Bastia, Jean-Jacques Fagni.

Le lourd passif de Butafoghi

Réputé extrêmement dangereux par les services de police, Butafoghi avait été condamné pour vols à main armée. Interpellé en 2007 et 2008, il était notamment soupçonné d'avoir été impliqué dans des opérations de blanchiment d'argent sale au sein du cercle de jeux parisien Concorde. Mis en examen dans ce dossier, il était sous contrôle judiciaire. Présenté comme l'un des lieutenants d'Ange-Toussaint Federici, actuellement emprisonné à Paris et qui doit comparaître devant la cour d'assises, il était encore soupçonné d'avoir été impliqué dans une tuerie dans un bar de Marseille en 2006.

La principale victime avait été un trafiquant de drogue marseillais, Farid Berama, surnommé "Le rôtisseur" pour avoir fait brûler plusieurs de ses victimes à bord de véhicules à bord desquels elles avaient été préalablement exécutées. Berama voulait alors prendre le contrôle des machines à sous dans la région marseillaise. Deux autres hommes avaient été exécutés par plusieurs tueurs au bar des Marronniers, dans le quartier de Saint-Just. Federici, blessé durant l'opération, avait ensuite été mis en examen, mais pas Butafoghi pourtant fortement soupçonné d'y avoir participé.

Par TF1 News (Avec agence) le 20 novembre 2009 à 07:46
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10 Commentaires

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  • drc, le 20/11/2009 à 15h18

    Ouais il devait avoir un flingue à canon multiple pour être sur de ne pas se loupé.... c'est possible... comme dit colombo je vais en parler à ma femme

  • soule17, le 20/11/2009 à 15h16

    Lui aussi il a du faire du mal durant son existence . Alors je ne le plein pas.

  • mauricecg, le 20/11/2009 à 15h09

    Bonjour Peut - être que les politiques qui nous dirigent ont des liens avec la Corse... Je dis peut-être car une plainte est si vite arrivée sur le continent...

  • lutner, le 20/11/2009 à 13h39

    En corse, la plupart des policiers sont originaires de l'ile de beauté, contrairement aux gendarmes venant du continent. Ce qui explique les mitraillages de gendarmerie et non des commissariats de police. D'autres part les juges en Corse préfèrent souvent confier leurs enquêtes criminelles aux gendarmes plutôt qu'a la police connaissant les liens sentimentaux et famillaux de ces derniers avec la population locale.

  • afe.carba, le 20/11/2009 à 13h17

    Encore un trajique accident de la route...

  • alinea58, le 20/11/2009 à 13h16

    Je suis d'accord avec vous. Cependant pas sur la comparaison avec les émeutes de banlieue, c'est un sujet qui n'a rien à voir mais qui est tout autant important.

  • juigne11, le 20/11/2009 à 13h05

    Encore un crime qui restera impuni. En Corse les policiers ne trouvent jamais d'indices, pas de preuves? Il y a qu'a la télé que les experts reussissent leurs enquêtes.

  • lutner, le 20/11/2009 à 10h05

    Je pense que la thèse du suicide sera retenue...

  • fdd66, le 20/11/2009 à 09h18

    Je n'ose pas donner mon avis car il ne faut pas contrarier les corses.

  • tipoussy01, le 20/11/2009 à 09h10

    Quelqu'un aurait dit un jour, il y a un peu plus de 2 000 ans de çà "qui vit par l'épe périra par l'épée". C'est ce qu'on devrait mettre sur la tombe de ces mafieux. mais quel est dnc ce silence assourdissant de la Présidence de la république et du Ministère de l'Intérieur? C'est bizarre qu'ils crient au scandale pour quelques émeutes de balieu mais restent silencieux lors d'assassinat de ce genre. Pourtant, ces règlements de compte ne signifient pas la fin du grand banditisme, loin de là, mais plutôt qu'un groupe plus fort que les autres cherche à prendre le contrôle des opérations illégales en cours telles le traffic de drogue, les machines à sous, les cambriolages, la prostitution et..... le soudoiement de personnes influentes pour se protéger.

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