Des viticulteurs entre désespoir et violence

Par TF1 News (D'après agence), le 26 novembre 2009 à 06h39 , mis à jour le 26 novembre 2009 à 06h43

Des incidents violents ont opposé dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs centaines de viticulteurs aux forces de l'ordre entre Pezenas et Béziers.

CRS faisant face aux viticulteurs de retour d'une manifestation à Montpellier (25 novembre 2009)CRS faisant face aux viticulteurs de retour d'une manifestation à Montpellier (25 novembre 2009) © TF1/LCI

La manifestation était placée sous très haute surveillance en raison des risques de débordements. Ils sont venus au cours de la nuit de mercredi à jeudi. Alors que plusieurs milliers de viticulteurs (3600 selon la préfecture, 10.000 selon les organisateurs) étaient descendus quelques heures plus tôt dans les rues de Montpellier, réclamant des mesures urgentes face à la crise qui touche leur secteur, des incidents ont éclaté après la dispersion du cortège. Les heurts ont eu lieu en particulier entre Pezenas et Béziers, alors qu'une colonne de bus rejoignait nuitamment le département de l'Aude.

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Plus d'infos

Environ 250 gendarmes ont empêché une colonne de six bus de viticulteurs d'accéder au centre-ville de Béziers, laissant comme seule issue l'autoroute. Des feux de pneus ont été allumés. Un magasin Lidl à Servian a été dégradé, comme des grandes surfaces à Mèze et Cournonsec, et plusieurs véhicules de gendarmerie ont été caillassés, selon la gendarmerie qui déplore un blessé léger parmi ses hommes. Deux fils de viticulteurs ont été interpellés.

Des aides inadaptées

Des violences à l'aune du désespoir de toute une profession. Ce qu'avait exprimé lors de la manifestation Philippe Vergnes, le président du Syndicat des Vignerons du Midi, en lançant à la foule massée sur l'esplanade de Peyrou à Montpellier : "nous sommes économiquement morts. Depuis 2004, la viticulture traverse la crise la plus terrible de son histoire. Les vignerons sont dans le désarroi le plus total", ils se sentent "abandonnés, sans perspective d'avenir". Selon lui, les viticulteurs perdent environ 1000 euros par hectare et par an. Il a aussi cité la chute spectaculaire des revenus au cours des dernières années : - 88% dans l'Aude, - 76% dans le Gard, - 85% dans l'Hérault, statistiques confirmées par Agreste, site du ministère de l'Agriculture.

Devant "l'urgence" de la situation, il faut donc "des réponses appropriées et immédiates", a affirmé le président du Syndicat des Vignerons du Midi, s'adressant directement au président de la République. Les récentes mesures en faveur de l'agriculture "ne sont plus adaptées", selon lui. Il réclame que les vignerons puissent bénéficier des "aides à l'hectare" attribuées aux agriculteurs dans le cadre de la politique agricole commune.

Parmi la foule venue l'écouter à Montpellier, des hommes et de femmes venus des six départements où le Syndicat des vignerons du Midi compte des adhérents - Aude, Hérault, Gard, Pyrénées-Orientales, Drôme et Vaucluse - mais aussi du Beaujolais ou du Bordelais. Ici ou là, des maires, des conseillers municipaux ceints de leurs écharpes, des députés ou sénateurs de toutes tendances politiques.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 novembre 2009 à 06:39
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27 Commentaires

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  • fonck34, le 26/11/2009 à 20h16

    Il faudrait savoir de quoi l'on parle,avant d'affirmer des choses.le Languedoc Roussillon est la région qui produit le plus de vin au monde,l'AOC est devenu un des terroirs autant voir aussi riche et original du pays,en vue de tous les spécialistes de vin,l'AOC ne représente que 7% de la production,avec des terroirs magnifiques,mais aussi des vins de pays fantastiques à prix modiques. les gouts,et la production n'ont aucun rapport. la surproduction vient de l'import,ils ont entièrement raison,c'est comme les fraises ou tomates d'espagnes,le vin début de gamme subit la concurrence déloyale sans règles,je rajouterais que les vignerons se sont adaptés aux nouvelles techniques concernant le vin de pays. vous vous trompez de cible:c'est bien le marché mondial qui n'a pas de règles qui tue nos viticulteurs.pour avoir la chance d'aller régulièrement a l'étranger,les vins du languedoc n'ont aucun équivalent qualité rapport qualité prix,si ce n'est des équivalents de produits bas de gamme de mauvaise facture,qui cassent toujours et encore plus les prix.quand ils auront tordus le languedoc,ils s'en prendront aux autres......les bordelais dégustent aussi en passant....

  • a.1.2.c.4, le 26/11/2009 à 19h18

    Une mise au point ... claire et nette ... sans bavure !

  • ten75, le 26/11/2009 à 17h29

    Ce sont toujours les memes qui manifestent et cassent , le LANGUEDOC, je n'entend pas parler de toutes autres zones vinicoles Françaises, pendant des années ils ont fait du bas de gamme, ils commencent à s'améliorer, mais les gouts ont changé et la surproduction leur est fatale

  • narraza66, le 26/11/2009 à 17h28

    Bonjour à tous, Je voudrais réagir à beaucoup d'entre vous. Je suis viticultrice avec mon époux depuis 1996, je travaille 12 mois de l'année car nous cultivons, élaborons, mettons en bouteille et commercialisons notre vin. c'est un boulot à temps plein et pas pour 6 mois (les seuls à travailler 6 mois de l'année sont coopérateurs !!!). Nous sommes en bio et conversion biodynamique et soucieux de préserver nos sols et l'avenir de nos descendants, pour cela, nous n'avons que 4 hectares en production et un cinquième à planter, nous n'utilisons ni herbicide, ni pesticide. Nous n'avons JAMAIS demander de subventions ni pour planter, ni pour arracher, ni pour passer en bio. Nous devons donc rien à personne, ni à l'état (donc à vous contribuables!!! ), ni à aucun organisme. Nous travaillons avec conviction et passion pour notre métier dont nous sommes très fiers. Nous avons de tous petits rendements et donc en limitant la production, nous vendons relativement bien notre production bien que cela soit de plus en plus compliqué. Je ne dis pas que c'est la panacée, nous sommes contre la violence et la casse qui à mon avis, n'arrange rien et salit plutôt notre job, mais nous ne sommes pas des "dealers" d'alcool, et je peut vous assurer que nos clients ne sont pas des pochtrons !!!! J'espère que certains d'entre vous comprendrons ce message, rien n'est tout noir ou tout blanc mais sachez qu'il existe des viticulteurs heureux de faire ce métier et près à vous le faire découvrir sous un autre angle.

  • fdd66, le 26/11/2009 à 16h13

    Je voudrai répondre à MTZ : je suis catalane depuis 63 ans et je connais bien la viticulture. Je sais de quoi je parle. Les seuls qui ont un peu de boulot, sont ceux qui mettent en bouteille ( ils sont rares, ce sont surtout les coopératives qui le font ) .

  • a.1.2.c.4, le 26/11/2009 à 15h19

    Quand on s'encagoule, on bascule dans la catégorie des voyous ...

  • riccipsg, le 26/11/2009 à 12h48

    Ca fait 100 ans que les viticulteurs manifestent et cassent... A eux d'adapter leur production... J'éspère une séverité absolue contre les violents. C'est vrai qu'ils bossent dur masi ce n'est aps une excuse! Après quand je lis dans certains commentaires que Sarkosy est un "mondialiste ultralibéral"... quelle blague... alors qu'il est un vrai jacobain qui défend la France et ses intérêts partout où il va. Voila le raisonnement : t'es aps socialiste alors t'es ultralibéral... ca vole haut!

  • alain-paris, le 26/11/2009 à 12h10

    Et les années fastes, y zont proposé de partager avec le contribuable ?

  • alain-paris, le 26/11/2009 à 12h09

    Quand des jeunes cassent, ils récoltent des grenades lacrymos et de propos indignés de tout le gouvernement, quand c'est les agriculteurs, c'est des subventions qui pleuvent !

  • bartdo, le 26/11/2009 à 11h50

    C'est pas la faute d'untel ou un autre, c'est la faute à la mondialisation et forcément à la crise mondiale. Réfléchissez un peu!!!!!!!!!!!!

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