Quatre personnes ont été blessées, dont deux grièvement, lundi soir, lors de deux explosions dues à des réactions chimiques dans l'usine SNF (polymères) d'Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire, classée Seveso. Les employés de l'usine les plus grièvement touchés ont été projetés par les deux explosions survenues dans le même atelier, la première à 17h45 et la seconde dix minutes plus tard, a précisé à l'AFP le commandant des pompiers Gilles Cornaire. Les deux blessés graves ont été projetés par le souffle des explosions et outre les brûlures l'un d'eux souffre également de fractures.
Si la chaleur demeurait, "on risquerait d'avoir une 3e explosion"
Deux explosions lundi soir dans une usine chimique d'Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire, ont fait 4 blessés dont 2 graves. Aucune fuite de matière dangereuse n'a été détectée. Voici les précisions du Codis.
Publié le 23/11/2009
Aucune fuite de matières dangereuses n'ayant été détectée par les pompiers, il n'y a pas de danger pour la population et donc pas de mise en oeuvre d'un plan particulier d'intervention dans cet établissement classé Seveso, a déclaré le directeur de cabinet du préfet de la Loire. L'usine de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, située à une quinzaine de kilomètres de Saint-Etienne, a été partiellement évacuée "par mesure de précaution". Une cinquantaine de pompiers ont procédé dans la soirée à des relevés chimiques afin de déterminer l'origine de l'explosion.
"Importante erreur humaine"
Une "importante erreur humaine" est à l'origine des explosions, a annoncé la direction de l'entreprise. René Pich, PDG de la SNF, premier producteur mondial de polyacrylamides et de floculants pour le traitement de l'eau et qui emploie quelque 700 salariés et 3.000 dans le monde, a assuré que les deux explosions survenues à dix minutes d'intervalle, ont été provoquées par "des erreurs qu'on connaît extrêmement bien, qui sont décrites dans les procédures". "Il s'agit d'erreurs importantes de la part d'opérateurs, qui apparemment ont été effectuées ce (lundi) matin", a souligné le PDG, fondateur de cette entreprise.
"Il y a eu un mélange qui n'aurait pas dû avoir lieu entre deux produits qui sont incompatibles, cela a expliqué l'explosion d'un fût" à 17h45, a-t-il dit. Selon René Pich, la seconde explosion, survenue dix minutes plus tard, dans le même atelier a été provoquée par un mélange de cette substance avec de l'eau, dans un béquet en verre.
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