Fin de la prise d'otage à la prison de Clairvaux

Par , le 17 novembre 2009 à 18h40 , mis à jour le 17 novembre 2009 à 19h47

Le détenu, considéré comme dangereux et qui retenait depuis le début d'après-midi en otage un surveillant à la prison de Clairvaux, s'est finalement rendu vers 18h30. Son otage est "en bonne santé".

prison cellule barreaux © TF1-LCI

La prise d'otage aura duré un peu plus de cinq heures, mais elle se termine bien. Le GIGN est parvenu peu avant 18h30, mardi, à interpeller un détenu qui retenait un surveillant en otage depuis plusieurs heures à l'aide d'une arme blanche dans sa cellule de la centrale de Clairvaux. "Le détenu a décidé de se rendre à l'issue de négociations avec le GIGN. Il a été placé en garde à vue à la section de recherche de Reims. Le surveillant est, quant à lui, en bonne santé", précise à TF1 News le sirpa gendarmerie. Il semblerait que le détenu ait fini par accepter de relâcher le gardien avant d'être arrêté. Il sera jugé mercredi en correctionnelle à Agen en comparution immédiate pour "prise d'otage et violence avec armes"

  • Fin de la prise d'otage à la Santé, otage et détenu indemnes

    Le détenu Francis Dorffer retenait depuis mercredi matin un psychiatre en otage à la maison d'arrêt de la Santé. Considéré comme particulièrement dangereux, il n'en est pas à sa première prise d'otage. MAM se rendra sur place jeudi.

    Publié le 07/04/2010 Fin de la prise d'otage à la Santé, otage et détenu indemnes
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Ce détenu, Francis Dorffer, est aujourd'hui âgé de 25 ans. Il a été condamné lorsqu'il était mineur à six ans d'emprisonnement pour agression sexuelle. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, où il a tué son compagnon de cellule, Michel Gober, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2003,  alors que sa victime devait être libérée 15 jours plus tard. Pour ces fait, Dorffer a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 20 ans en septembre 2006. Il n'est pas libérable avant 2032. Classé comme "détenu particulièrement surveillé", il a été placé à l'isolement. Le 16 novembre 2006, il avait déjà pris en otage un psychiatre de la maison d'arrêt  Charle-III de Nancy, avec une arme fabriquée avec une brosse à dent et une lame de rasoir.

"Il a reçu l'éducation que les maisons d'arrêt dispensent

Son avocat a déclaré mardi à l'afp "n'être pas surpris" par le drame en  raison des "conditions de détention" subies par son client. "Francis Dorffer est l'enfant de la maison d'arrêt : il est incarcéré depuis qu'il a 15 ans, il a reçu l'éducation que les maisons d'arrêt dispensent", a expliqué Me Hellenbrand. "Pendant quatre ou cinq ans, il a été à l'isolement complet, dans une  cellule sans fenêtre : la première fois que je l'ai rencontré, il ne voyait pas au-delà 2,50 mètres", a ajouté son défenseur. "C'est l'évidence que ses conditions de détention peuvent provoquer un tel geste, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises".  L'avocat estime que "la prise d'otage d'aujourd'hui a quelque chose d'à peu près similaire à la première, à Nancy, en novembre 2006". "La personne qui avait été prise en otage à la maison d'arrêt Charles-III à  Nancy ne s'était pas constituée partie civile : elle ne s'était sentie ni  menacée, ni en danger", a-t-il précisé.

Dans un communiqué, la CGT pénitentiaire souligne qu'elle "ne cesse de déplorer, depuis déjà trop longtemps, le manque de moyens octroyés aux personnels."  Les maisons centrales, dit-elle, sont des lieux de détention "très difficiles où le risque de graves incidents peut être fatal". "Les personnels, de toutes catégories, doivent être en nombre suffisant", ajoute le syndicat.  

Par Alexandra Guillet le 17 novembre 2009 à 18:40
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3 Commentaires

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  • athylius, le 18/11/2009 à 05h32

    Le problème ne changerai pas, le surveillant est seul en coursive pour effectuer les mouvement, infirmerie, activité, sport, atelier..., le problème reste comme partout, le manque évident de moyen et de personnel.

  • champaloux87, le 18/11/2009 à 02h04

    Comme d'habitude , vous écrivez davantage sur le détenu que sur son otage ! voilà comment on conditionne les francais à leur role de victimes ! mes pensées vont à cet homme et à sa famille , pas envers ce criminel qui manifestement n'a pas encore compris qu'une peine se doit d'etre effectuée avant de revendiquer quoi que ce soit !

  • henri_bambelle, le 17/11/2009 à 19h14

    Si les cellules étaient munies de passe-plats au lieu de portes, les détenus ne prendraient pas des gardiens en otages.

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