Le forcené de Canebière maîtrisé par le GIGN

Par Franck LEFEBVRE-BILLIEZ, le 10 novembre 2009 à 09h48 , mis à jour le 10 novembre 2009 à 15h05

Pendant plusieurs heures, un homme armé d'un fusil est resté retranché à son domicile après avoir blessé son compagnon.

GENDARMES GENDARMERIE - image prétexteImage d'archive © TF1-LCI

L'homme sera resté retranché des premières heures de mardi jusqu'au début de l'après-midi à son domicile du hameau de Canebière, sur la commune de Cheval-Blanc, dans le Vaucluse, et il aura fallu l'intervention du GIGN pour le maîtriser. Au cours de l'intervention, lancée après de longues et infructueuses tentatives de négociations, il a été blessé par balle au bras. "Son pronostic vital n'est pas engagé. Il va être transporté à l'hôpital de Cavaillon", a précisé le chef d'escadron Roguiez.

Comment avait pu se déclencher cette bouffée de violence ? La gendarmerie d'Apt, jointe par TF1 News, avait évoqué mardi matin "un différend de couple entre deux hommes". L'alerte avait été donnée dans la nuit par des voisins : aux alentours de minuit, des habitants du hameau avaient entendu des coups de feu. Le lieu étant situé à la limite entre zone gendarmerie et zone police, l'appel avait déclenché l'intervention successive de policiers et de gendarmes.

Un homme connu pour des affaires de coups et blessures

Sur place, les forces de l'ordre devaient trouver un homme retranché à son domicile, et apparemment armé d'un fusil de chasse. Le forcené, âgé d'une quarantaine d'années et déjà connu pour des affaires de coups et blessures, venait d'ouvrir le feu sur son compagnon, le blessant légèrement. Il était alors, selon les gendarmes, sous l'emprise de l'alcool. Le blessé, touché d'une décharge de chevrotines, avait pu s'enfuir et avait été transporté à l'hôpital de Cavaillon.

Une fois les gendarmes sur les lieux et un périmètre de sécurité établi, un négociateur était appelé sur place pour tenter de convaincre le forcené de se rendre. Sans succès. Il aura donc fallu la mise en place d'un important dispositif de sécurité, avec la neutralisation de la départementale 973 traversant le village, et l'isolation du centre-ville de Cheval-Blanc avec la mise en place d'une déviation, avant que le GIGN ne finisse par investir le domicile du forcené.

Par Franck LEFEBVRE-BILLIEZ le 10 novembre 2009 à 09:48
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17 Commentaires

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  • paulo.84, le 11/11/2009 à 03h19

    Je suis surpris que l'action de la police nationale n'est pas été mise en évidence, pourtant ce sont les policiers de Cavaillon qui ont procédé à l'extraction sous le feu de la victime, puis le gign s'est occupé du forcené...

  • maur., le 11/11/2009 à 00h30

    Arrestation en douceur pour les flics de la PROVINCE. Grand bravo! Les policiers parisiens et americains devraient prendre exemple.

  • a.1.2.c.4, le 10/11/2009 à 23h58

    Quel bonheur de savoir qu'il y a tant de "spécialistes" ... qui connaissent tout ... et surtout rien sur le GIGN ...!!!

  • ricardo100, le 10/11/2009 à 21h27

    Bon denouement juste le bras Ce sont des pros qui prennent quand des risques Chapeau.

  • gren4, le 10/11/2009 à 20h39

    Le GIGN a encore une fois fait preuve d'un grand professionalisme. Magré le fait que ce forcené n'était armé que d'un fusil comme le dit si bien didierbretagne, il avait tiré plusieurs coup de feu en direction des forces de l'ordre et qui plus est sur une patrouille de la police nationale qui a riposté le matin même. Ensuite, lors de la reconaissance faite par une colonne du GIGN suite à une rupture de la négociation, l'individu n'a pas hésité une nouvelle fois à utiliser son arme en direction des gendarmes du GIGN à 2 reprises. Un élément d'appui de cette Unité de contre-terrorisme a aussitot effectué un tir d'appui ( 1 seul tir) à environ 40m de distance, blessant le malheureux au bras gauche et l'obligeant ensuite, au bout de 10 minutes à se rendre.

  • didierbretagne, le 10/11/2009 à 15h58

    Mobiliser le GIGN contre un homme armé d'un fusil de chasse : c'est peut-être beaucoup mais je ne critique pas. Par contre il faut pour le moins faire vendre le fusil et en verser le produit au trésor et s'il a d'autres biens ou des revenus lui faire payer cette intervention. Les contribuables sont des vaches à lait mais lorsque l'herbe se fait rare le lait également.

  • franck929292, le 10/11/2009 à 15h21

    Ouf heureux dénouement ! Le GIGN a agi avec le professionnalisme que l'on lui connait.

  • franck929292, le 10/11/2009 à 15h19

    Un fusil c'est pour tuer du gibier et non pas des hommes. Un couteau c'est pour découper de la dinde, et non pas agresser ou tuer des gens. Ils y a plus de morts par couteaux que par fusils. Veuillez vous renseigner.

  • mamienou42, le 10/11/2009 à 14h53

    Bof, il finira bien par épuiser ses munitions, ou s'endormir.

  • ricardo100, le 10/11/2009 à 13h50

    @David je n'en doute pas, je fais confiance à cette police. J'attends le résultat. c'est tout ,merci de votre précision, je suis plus rassuré.

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