La foule attendant le "lâcher" de billets sur le Champ de Mars (14 novembre 2009) © LCIFace à la volonté d'une société internet de distribuer plusieurs dizaines de milliers d'euros en liquide samedi dans les rues de Paris sous forme de petites bourses replètes, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a décidé d'être ferme : "la préfecture appliquera le droit". Il leur est reproché des "jets de projectiles et dégradations" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Lundi, deux jeunes ont comparu pour "violences". Il leur est reproché des "violences" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Le parquet a requis six mois de sursis et 120 heures de travail d'intérêt général. Le jeune de 17 ans, connu de la police, est en garde à vue. Il aurait frappé à la tête un photographe lors des affrontements qui ont suivi l'annulation du lâcher d'argent le 14 novembre à Paris. Au lendemain des incidents près du Champs de Mars après l'annulation d'un lâcher de billets, la préfecture et les organisateurs se renvoient la balle. Les politiques, eux, condamnent d'une voix. Préfecture et organisateur se renvoient toujours la balle après les échauffourrées de samedi près du Champs de Mars suite à l'annulation du lâcher d'argent. Le ministre de l'Intérieur, lui, a tranché. Des débordements ont eu lieu samedi aux abords de la tour Eiffel, à Paris, après l'annulation de dernière minute de l'événement attendu par 7.000 personnes.
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Interrogé sur cette question précise en marge de l'installation d'un comité d'éthique sur la vidéosurveillance à Paris vendredi, le préfet a tenu à rappeler "que la distribution d'argent n'est pas autorisée et est réprimée par le code pénal". La Préfecture de police avait déjà indiqué jeudi à cet égard se baser sur l'article R. 642-4. Ce texte stipule que "le fait d'utiliser comme support d'une publicité quelconque des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est puni de l'amende prévue pour les contravention de 2e classe" d'un maximum de 150 euros.
Cinq mille bourses
Mais qui a eu cette étrange idée de distribuer de l'argent sur la voie publique ? C'est Rentabiliweb, une société de droit belge qui, pour faire la promotion de son site Mailorama.fr, a annoncé son intention de faire distribuer des pochettes contenant de l'argent par des hôtesses circulant dans un autobus découvert aux couleurs de la marque. "Cinq mille bourses contenant chacune un tract et un billet de banque", d'une valeur comprise entre 5 et 500 euros, seront distribués aux Parisiens "sans aucune contrepartie", avait ainsi indiqué fin octobre le responsable de l'opération.
La société organisatrice en question, a fait valoir le préfet, a fait une déclaration de manifestation samedi auprès de la PP pour une manifestation "statique" que "je ne peux pas interdire". Cette manifestation aura lieu de 11 heures à 14 heures place Joffre (VIIe), selon cette déclaration, et c'est donc la distribution d'argent qui tomberait sous le coup de la loi. Et le préfet de Police de lancer un dernier avertissement : s'il y "a des troubles à l'ordre public, nous les prendrons en compte".
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