L'image des émeutes aux abords de l'école militaire, envoyée par une internaute de TF1 News. © TF1 NewsL'événement a tourné à l'émeute. Des heurts se sont produits samedi aux abords de la tour Eiffel, après l'annulation à la demande des autorités de la distribution d'argent organisée par le site internet Mailorama.fr. Des vitrines de magasins ont été brisées, des jeunes passés à tabac pour leur portable ou leur sac, des journalistes agressés et une ou plusieurs voitures endommagées près de l'Ecole Militaire (voir les images des violences), où d'importants mouvement de foule ont eu lieu dans l'après-midi. Selon une internaute de TF1 News, certains émeutiers se sont "servis d'oranges volées sur des étals pour les lancer" sur les passants ou sur les gens qui espéraient récolter quelques euros. "Le quartier est saccagé", dit-elle. Vers 14h15, le calme était revenu près de l'Ecole Militaire, selon cette internaute de TF1 News. Et Vers 15h les derniers badauds s'étaient dispersés dans le calme, selon la préfecture.
Lâcher d'argent: nouvelles comparutions, cette fois pour dégradations
Il leur est reproché des "jets de projectiles et dégradations" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Lundi, deux jeunes ont comparu pour "violences".
Publié le 13/01/2010
Lâcher d'argent annulé : deux jeunes devant le juge pour violences
Il leur est reproché des "violences" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Le parquet a requis six mois de sursis et 120 heures de travail d'intérêt général.
Publié le 11/01/2010
Lâcher de billets annulé : une agression au marteau ?
Le jeune de 17 ans, connu de la police, est en garde à vue. Il aurait frappé à la tête un photographe lors des affrontements qui ont suivi l'annulation du lâcher d'argent le 14 novembre à Paris.
Publié le 23/11/2009
Le lâcher de billets dégénère : questions et comparutions
Au lendemain des incidents près du Champs de Mars après l'annulation d'un lâcher de billets, la préfecture et les organisateurs se renvoient la balle. Les politiques, eux, condamnent d'une voix.
Publié le 15/11/2009
Le lâcher de billets dégénère : à qui la facture ?
Préfecture et organisateur se renvoient toujours la balle après les échauffourrées de samedi près du Champs de Mars suite à l'annulation du lâcher d'argent. Le ministre de l'Intérieur, lui, a tranché.
Publié le 16/11/2009
Lâcher de petites bourses à Paris : la police veille au grain
Une société va lancer une campagne de promotion de son site web en distribuant de l'argent à Paris samedi. Une pratique interdite et qui sera sanctionnée, prévient le Préfet de Police Michel Gaudin.
Publié le 13/11/2009
Lâcher de billets : "c'est horrifiant, on est au bord de la connerie"
Eric Woerth, mais aussi Christine Lagarde et François Hollande ont condamné dimanche le coup de com' en forme de lâcher d'argent, dont l'annulation a provoqué samedi à Paris des scènes d'émeutes.
Publié le 15/11/2009
Le lâcher de billets dégénère violemment : les images
Des scènes d'émeute, des journalistes agressés... Des débordements ont eu lieu samedi aux abords de la tour Eiffel, à Paris, après l'annulation de dernière minute de l'événement attendu par 5000 personnes.
Publié le 14/11/2009
L'argent "sera bien distribué"
Interview du patron de Mailorama.fr, après l'annulation de la distribution de billets au Champs de Mars, qui a donné lieu samedi à des scènes d'émeute.
Publié le 14/11/2009
Violences en plein Paris après l?annulation du lâcher de billets
L?opération de com? d?une société internet qui voulait distribuer de l'argent près de la Tour Eiffel a dégénéré violemment samedi après son annulation par la préfecture.
Publié le 14/11/2009
Avant le début des heurts, le président de Rentabiliweb, maison mère du site internet Mailorama.fr, justifiait cette annulation. "Nous nous sommes aperçus que la sécurité allait être difficile à assurer", avait déclaré Jean-Baptiste Descroix-Vernier, alors que jusqu'à 7.000 personnes s'étaient massées sur les lieux, selon la police. "Je pense que c'est une décision sage. Je reverserai l'intégralité de la somme qui était prévue au Secours populaire dès lundi", avait assuré le président de Rentabiliweb, précisant qu'il envisageait de distribuer "environ 100.000 euros".
La préfecture craignait le pire
De son côté, la préfecture de police a évoqué des "incidents" et des "troubles". Les forces de l'ordre ont procédé à "une dizaine d'interpellations", parmi lesquelles neuf personnes ont été mises en garde à vue. Celles-ci sont survenues après que la police eut essuyé "des jets de projectiles". Des "dégradations de mobilier urbains" ont également été constatées.Â
Le ministère de l'Intérieur a "l'intention de déposer plainte" contre l'organisateur. La Préfecture rappelle par ailleurs qu'elle avait fait savoir à l'organisateur que "la distribution d'argent comme support publicitaire était interdite" et qu'elle avait souligné "les risques de troubles à l'ordre public dont il est responsable". La PP fait valoir qu'elle ne disposait "pas juridiquement" de la faculté  d'interdire la manifestation elle-même, dès lors qu'elle était passible d'une simple "contravention". Dès le début, rappelle la Préfecture, cette opération a suscité des "incidents de circulation" dans le secteur Champ de Mars-Tour Eiffel, ainsi que "des mouvements de foule dangereux pour le public". Â
La maire UMP du 7e arrondissement de Paris Rachida Dati a aussi demandé au maire PS de la capitale, Bertrand Delanoë, de "porter plainte" contre la société Rentabiliweb. "Choquée", l'ancienne garde des Sceaux "condamne sévèrement les agissements des casseurs qui se sont attaqués aux forces de l'ordre et ont saccagé des véhicules".
Une cinquantaine d'agents de sécurité
Face à ces scènes d'émeute et à la colère des autorités, le patron de Mailorama.fr persiste pourtant : l'argent "sera bien distribué", a-t-il assuré sur LCI juste après les débordements (écouter l'interview) qui ne sont pas de la responsabilité de l'entreprise, a ajouté l'avocat de la société. La société Rentabiliweb assure en effet que que sa filiale Mailorama "avait reçu l'autorisation formelle et écrite d'organiser la manifestation", et qu'elle avait pris "toutes les précautions" et "garanties de bon déroulement".
Seule une cinquantaine d'agents de sécurité avait été engagée. Des barrières métalliques avaient été installées... aussitôt enjambées par la foule, créant de légères bousculades avant même l'annulation de l'évènement. En fin de journée, selon l'AFP, le président de Rentabiliweb, Jean-Baptiste Descroix-Vernier, a finalement annoncé qu'il "reverserait l'intégralité de la somme qui était prévue (dans le cadre du budget publicitaire, ndlr) au Secours populaire", soit "environ 100.000 euros".
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Lâcher d'argent: nouvelles comparutions, cette fois pour dégradations
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