Une voiture renversée aux abords du Champ de Mars (le 14 novembre 2009) © LCIDes vitres brisées, des oranges jonchant le sol qu'il a fallu nettoyer, une voiture vandalisée, des forces de l'ordre mobilisées en masse... Outre les jeunes et les journalistes agressés, voilà les dégâts de samedi dernier près de l'Ecole militaire à Paris, après l'annulation du coup de com' en forme de lâcher de billets de la société Rentabiliweb, pour lequel 7.000 personnes avaient afflué. Si cette dernière continue de nier toute responsabilité, le ministre de l'Intérieur, lui, la rend responsable des troubles (voir les images des violences).
Lâcher d'argent: nouvelles comparutions, cette fois pour dégradations
Il leur est reproché des "jets de projectiles et dégradations" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Lundi, deux jeunes ont comparu pour "violences".
Publié le 13/01/2010
Lâcher d'argent annulé : deux jeunes devant le juge pour violences
Il leur est reproché des "violences" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Le parquet a requis six mois de sursis et 120 heures de travail d'intérêt général.
Publié le 11/01/2010
Lâcher de billets annulé : une agression au marteau ?
Le jeune de 17 ans, connu de la police, est en garde à vue. Il aurait frappé à la tête un photographe lors des affrontements qui ont suivi l'annulation du lâcher d'argent le 14 novembre à Paris.
Publié le 23/11/2009
Le lâcher de billets dégénère : questions et comparutions
Au lendemain des incidents près du Champs de Mars après l'annulation d'un lâcher de billets, la préfecture et les organisateurs se renvoient la balle. Les politiques, eux, condamnent d'une voix.
Publié le 15/11/2009
Scènes d'émeutes après l'annulation du lâcher d'argent
Des débordements ont eu lieu samedi aux abords de la tour Eiffel, à Paris, après l'annulation de dernière minute de l'événement attendu par 7.000 personnes.
Publié le 14/11/2009
Lâcher de petites bourses à Paris : la police veille au grain
Une société va lancer une campagne de promotion de son site web en distribuant de l'argent à Paris samedi. Une pratique interdite et qui sera sanctionnée, prévient le Préfet de Police Michel Gaudin.
Publié le 13/11/2009
Hortefeux: "une plainte contre la société" du lâcher de billets
Le ministre de l'Intérieur a dit mardi à l'Assemblée qu"une plainte a été portée contre la société" organisatrice du lâcher de billets annulé samedi, donnant lieu à des scènes d'émeutes à Paris.
Publié le 17/11/2009
Qui se cache derrière le coup de pub qui a généré à Paris ?
Les scènes de violence qui ont fait suite à l'annulation samedi de la distribution de bourses remplies d'argent ont choqué, tout comme ces pratiques marketing. Ces sociétés vont-elles trop loin ?
Publié le 16/11/2009
Le lâcher de billets dégénère violemment : les images
Des scènes d'émeute, des journalistes agressés... Des débordements ont eu lieu samedi aux abords de la tour Eiffel, à Paris, après l'annulation de dernière minute de l'événement attendu par 5000 personnes.
Publié le 14/11/2009
Le lâcher de billets dégénère : quelles responsabilités ?
Au lendemain des échauffourées qui ont éclaté samedi près de la Tour Eiffel suite à l'annulation d'un lâcher de billets, la préfecture et les organisateurs se renvoient la balle.
Publié le 15/11/2009
Lâcher de billets : "c'est horrifiant, on est au bord de la connerie"
Eric Woerth, mais aussi Christine Lagarde et François Hollande ont condamné dimanche le coup de com' en forme de lâcher d'argent, dont l'annulation a provoqué samedi à Paris des scènes d'émeutes.
Publié le 15/11/2009
L'argent "sera bien distribué"
Interview du patron de Mailorama.fr, après l'annulation de la distribution de billets au Champs de Mars, qui a donné lieu samedi à des scènes d'émeute.
Publié le 14/11/2009
Violences en plein Paris après l?annulation du lâcher de billets
L?opération de com? d?une société internet qui voulait distribuer de l'argent près de la Tour Eiffel a dégénéré violemment samedi après son annulation par la préfecture.
Publié le 14/11/2009
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"J'ai décidé de présenter la facture à cette société", a déclaré lundi soir sur Europe1 Brice Hortefeux. "C'est l'Etat qui dans un premier temps prend à sa charge l'indemnisation des dommages et le coût des forces de l'ordre mobilisées, mais il n'est pas question que ce soit le contribuable qui paie", a ajouté le ministre. Aussi, va-t-il se "retourner contre la société qui devra payer la facture et je n'hésiterai pas à utiliser toutes les voies de droit y compris s'il faut la traduire devant le juge civil", a poursuivi Brice Hortefeux. Interrogé pour savoir s'il envisageait d'éventuelles sanctions internes à l'encontre de la Préfecture de police, le ministre a assuré que "non, pas du tout".
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Transformer cette infraction en "délit"
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Par ailleurs, "pour éviter que de tels errements ne se reproduisent, je pense que les sanctions pénales doivent être plus dissuasives", a-t-il estimé. "Aujourd'hui, distribuer de l'argent sur la voie publique pour faire de la publicité est seulement puni d'une contravention de 150 euros, je veux que demain cela soit un délit puni jusqu'à trois mois de prison", a-t-il indiqué. C'est en ce sens qu'il présentera, a-t-il promis "un amendement à la LOPPSI (Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la Sécurité intérieure, ndlr) qui sera examinée à l'Assemblée nationale en début d'année" 2010.
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Neuf personnes ont été placées en garde à vue samedi pour "jets de projectiles et dégradations" et quatre comparaîtront en janvier 2010 devant le tribunal correctionnel de Paris. Trois autres personnes avaient été relâchées et une autre comparaîtra devant le juge pour enfant. Une neuvième devrait être convoquée pour répondre d'outrage, à une date encore indéterminée.
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Polémique sur les responsabilités
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Auparavant, l'avocat de la société avait rejeté la responsabilité des débordements sur un "manque d'anticipation" de la préfecture de police. "Soit la préfecture de police estimait qu'il y avait un risque, auquel cas elle prononçait une interdiction (...); soit l'opération ne présentait aucun risque de trouble à l'ordre public pour la préfecture (...), auquel cas l'opération aurait dû avoir lieu", a déclaré lundi Me Jean-Marc Fedida lors d'une conférence de presse. Selon lui, la préfecture n'a eu "aucune réaction" jusqu'au matin de l'opération finalement annulée, le 14 novembre, alors que la société avait fait sa déclaration le 10 novembre. Son client n'a "fait que respecter la réglementation" et a "procédé aux déclarations" nécessaires.
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De son côté la préfecture de police a rappelé "le principe constitutionnel de liberté de se rassembler et de manifester qui rendait impossible l'interdiction d'une opération de ce type pour lequel il n'existait aucun précédent". Elle a également insisté sur "le principe de responsabilité de l'organisateur, dûment informé des risques et de l'illégalité de son projet de distribution d'argent qui, dans le cas d'espèces, fait jouer aux pouvoirs publics le rôle de service d'ordre d'une opération de marketing en se défaussant de ses obligations". Samedi, seule une cinquantaine d'agents de sécurité privé étaient présents sur le Champs de Mars.
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Lâcher d'argent: nouvelles comparutions, cette fois pour dégradations
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