Une patrouille dans le Paris-Beauvais. © LCILa gendarmerie débarque en force sur la ligne Paris-Beauvais. La SNCF et la préfecture de l'Oise ont mis en place un dispositif renforcé sur cette ligne, après une série d'agressions violentes dont ont été victimes cheminots et usagers depuis début novembre. Un peloton de 50 gendarmes est mobilisé en appui des effectifs d'ores et déjà mobilisés pour renforcer les patrouilles en gare de Méru et à bord des rames. Des caméras de vidéosurveillance seront par ailleurs installées en gare de Méru et dans les trains et des médiateurs seront déployés "afin d'améliorer le climat à bord et prévenir l'utilisation intempestive des signaux d'alarmes".
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Samedi, un train rempli d'usagers avait ainsi été victime d'un "caillassage" par un groupe de jeunes à Méru et deux agents de la SNCF ont été blessés. Deux autres agressions - un contrôleur frappé par un extincteur et un autre agressé au moyen d'une barre de fer - avaient déjà eu lieu le 6 novembre. La direction régionale de la SNCF reconnaît que le Paris-Beauvais est une "ligne sensible" et "problématique". Un total de 45 trains sur 270 ont été annulés pour des questions de "sûreté" au cours de la dernière semaine. "On avait déjà eu des incidents en juin dernier et depuis début novembre, les incivilités ont repris de plus belle", a confirmé un porte-parole.
"Il s'agit d'actes gratuits, de guets-apens. Les agents de cette ligne, choqués, en sont à se demander en partant le matin, s'ils vont pouvoir revenir entiers le soir", explique le délégué Sud pour le secteur Paris-Nord. Plusieurs d'entre eux, estimant que leur sécurité n'était plus assurée, ont fait jouer leur droit de retrait, entraînant la suppression de plusieurs trains, selon un délégué Sud et membre de la commission inter-régionale de sûreté. Le syndicat réclamait "un redéploiement massif de cheminots dans les gares et les trains" mais demandait également "aux élus locaux et aux forces de l'ordre de se mobiliser".
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