© TF1-LCIDepuis cet après-midi, 13h15, un gardien de la prison centrale de Clairvaux (Champagne-Ardennes) est retenu en otage par un détenu considéré comme dangereux. Ce dernier serait muni d'une "arme blanche, vraisemblablement un couteau", a précisé à TF1 News le syndicat FO Pénitentiaire. Une information confirmée par les gendarmes. Le GIGN a été envoyé sur place. Peu après 18 heures, des négociations étaient toujours en cours avec le détenu, qui aurait menacé d'égorger le gardien et demanderait à parler au procureur de la République, a précisé une source pénitentiaire à Reuters.
Fin de la prise d'otage à la Santé, otage et détenu indemnes
Le détenu Francis Dorffer retenait depuis mercredi matin un psychiatre en otage à la maison d'arrêt de la Santé. Considéré comme particulièrement dangereux, il n'en est pas à sa première prise d'otage. MAM se rendra sur place jeudi.
Publié le 07/04/2010
Le détenu, Francis Dorffer, est aujourd'hui âgé de 25 ans. Il a été condamné lorsqu'il était mineur à six ans d'emprisonnement pour agression sexuelle. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, où il a tué son compagnon de cellule, Michel Gober, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2003, alors que sa victime devait être libérée 15 jours plus tard. Pour ces fait, Dorffer a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 20 ans en septembre 2006. Il n'est pas libérable avant 2032. Classé comme "détenu particulièrement surveillé", il a été placé à l'isolement. Le 16 novembre 2006, il avait déjà pris en otage un psychiatre de la maison d'arrêt Charle-III de Nancy, avec une arme fabriquée avec une brosse à dent et une lame de rasoir.
"Il a reçu l'éducation que les maisons d'arrêt dispensent"
Son avocat a déclaré mardi à l'afp "n'être pas surpris" par le drame en raison des "conditions de détention" subies par son client. "Francis Dorffer est l'enfant de la maison d'arrêt : il est incarcéré depuis qu'il a 15 ans, il a reçu l'éducation que les maisons d'arrêt dispensent", a expliqué Me Hellenbrand. "Pendant quatre ou cinq ans, il a été à l'isolement complet, dans une cellule sans fenêtre : la première fois que je l'ai rencontré, il ne voyait pas au-delà 2,50 mètres", a ajouté son défenseur. "C'est l'évidence que ses conditions de détention peuvent provoquer un tel geste, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises". L'avocat estime que "la prise d'otage d'aujourd'hui a quelque chose d'à peu près similaire à la première, à Nancy, en novembre 2006". "La personne qui avait été prise en otage à la maison d'arrêt Charles-III à Nancy ne s'était pas constituée partie civile : elle ne s'était sentie ni menacée, ni en danger", a-t-il précisé.
Dans un communiqué, la CGT pénitentiaire souligne qu'elle "ne cesse de déplorer, depuis déjà trop longtemps, le manque de moyens octroyés aux personnels." Les maisons centrales, dit-elle, sont des lieux de détention "très difficiles où le risque de graves incidents peut être fatal". "Les personnels, de toutes catégories, doivent être en nombre suffisant", ajoute le syndicat.
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