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Par Alexandra Guillet , le 24 novembre 2009 à 12h41, mis à jour le 24 novembre 2009 à 13:00
Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver cette mère de famille de 32 ans, disparu depuis le 6 novembre à Vénéjan, dans le Gard. Son frère ne croit pas au suicide.
Coralie, 32 ans, disparue depuis le 6 novembre 2009 à Vénéjan, dans le GardCela fait maintenant 19 jours que Coralie a disparu de la petite commune de Vénéjan, dans le Gard. Une disparition jugée "plus qu'inquiétante" par les gendarmes. Ce matin du 6 novembre, la jeune femme de 32 ans se rend comme prévu chez sa mère, qui habite à 2 km de là, pour déposer sa fille d'à peine 2 ans : "elle devait réviser son examen du CAP Petite enfance et faire son jogging quotidien. Ma mère lui a demandé d'être de retour avant midi, pour pouvoir se rendre chez le coiffeur. Mais Coralie n'est jamais reparue", se rappelle son frère Nicolas. Téléphone, carte bancaire, papiers d'identité, elle n'a rien emporté. Juste sa voiture, une Micra noire. Gendarmes, famille, voisins, chasseurs : tout le monde s'y est mis pour ratisser la région. Pour la troisième fois, dimanche dernier, la brigade subaquatique a sondé le Rhône à la recherche de la carcasse de la voiture de la jeune femme. Des tracts ont été distribués. La famille a même loué à ses frais, un hélicoptère privé pour survoler la zone. En vain. C'est l'impasse.
"On suit cette affaire très sérieusement, explique le lieutenant-colonel André-marc Hébert, commandant en second du groupement de gendarmerie du Gard. Sur le terrain, tout ce qui pouvait être entrepris a été entrepris, il n'y a plus grand-chose à faire, mais sur le plan judiciaire, toutes les pistes continuent d'être explorées pour déterminer s'il s'agit d'une disparition volontaire ou criminelle". La jeune femme a également été inscrite au fichier national des personnes disparues et son véhicule à celui des voitures volées.
"Jamais elle n'aurait abandonné sa fille"
Le frère de Coralie, fonctionnaire international au Cern, à Genève, s'est mis en congés pour aider ses parents et le compagnon de sa sœur à la retrouver. "Nous avions une relation fusionnelle, je revenais tous les week-ends pour que l'on se voit, c'était mon rayon de soleil". Il reconnaît que sa sœur était "fatiguée" et "stressée" à l'approche de son examen : "après un break pour élever sa fille, elle voulait retravailler et elle avait peur d'échouer alors qu'elle est titulaire d'un DESS et d'un DEA à Dauphine. Ma sœur est quelqu'un de très sensible". Mais il rejette l'hypothèse du suicide : "jamais elle n'aurait abandonné sa fille, c'était toute sa vie. Si elle avait voulu se suicider, elle aurait au moins laissé un mot. Et puis si elle s'est vraiment suicidée, pourquoi ne retrouve-t-on pas sa voiture, depuis le temps ? La famille est épuisée, cette histoire nous rend fous, confie-t-il, la voix étranglée par le chagrin. Il faut qu'on sache ce qui s'est passé. Vivante ou morte, on a besoin de savoir".
Le village de 1200 habitants où elle habitait, lui aussi, a besoin de savoir. "Je voyais Coralie passer devant mes fenêtres tous les jours, se remémore le maire de la ville, Bernard Ughetto. Je suis en contact tous les jours avec la famille pour les soutenir mais c'est difficile. Et la psychose gagne le village parce que tout reste envisagé". Toute personne ayant aperçu la jeune femme et/ou la voiture (une Micra noire immatriculée 2988 ZT 30) peuvent contacter la gendarmerie de Pont-Saint-Esprit au 04 66 39 10 01.
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