Scène de violence à l'hôpital

Par TF1 News (D'après agence), le 13 novembre 2009 à 08h05 , mis à jour le 13 novembre 2009 à 08h08

Une famille en détresse, dont le fils est sous chimiothérapie, s'est attaquée au personnel hospitalier de l'hôpital de Besançon.

TF1/LCI : Couloir d'hôpitalCouloir d'hôpital © TF1/LCI

Une famille en détresse a été déférée au parquet jeudi pour "menaces et violences contre des personnels de santé dans l'exercice de leur fonction" après avoir causé des incidents à l'hôpital de Besançon. Il s'agit du père et de la mère d'un jeune garçon de 11 ans, suivi au service d'oncologie infantile du CHU pour un cancer. Mardi dernier, le couple, âgé d'une quarantaine d'années, a insulté, menacé et frappé certains soignants. Ils ont été interpellés par la police et placés en garde à vue, ainsi que leurs deux grands enfants âgés d'une vingtaine d'années qui ont participé aux incidents.

A l'origine de leur colère, le traitement de chimiothérapie prodigué à leur fils, victime d'une tumeur cancéreuse à la colonne vertébrale, a précisé le parquet de Besançon. Malgré la gravité de cette pathologie, les médecins estiment que l'enfant a de grandes chances de rémission s'il suit son traitement.

L'enfant temporairement retiré à la famille

Mais les parents supportent difficilement les effets secondaires du traitement, qui sont lourds pour l'enfant. Depuis le début de la prise en charge du malade, en mai dernier, le couple manifeste régulièrement des réticences, voire son refus d'appliquer le traitement. C'est dans ce contexte tendu que la justice avait émis, lundi, une ordonnance de placement provisoire, confiant l'enfant au conseil général le temps de pouvoir le soigner dans de meilleures conditions.

Après les violences, une information judiciaire a été ouverte à l'encontre des parents. Une procédure surtout destinée à garantir leur "éloignement de l'enfant et à permettre qu'il soit soigné dans la sérénité", mais aussi par souci de "protéger le personnel et les autres petits patients", a précisé le parquet.

Les personnels soignants n'ont pas souhaité porter plainte. La famille sera convoquée ultérieurement devant le tribunal.

Par TF1 News (D'après agence) le 13 novembre 2009 à 08:05
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11 Commentaires

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  • isacora41, le 13/11/2009 à 17h31

    Merci Viaalo, votre message me touche. Mais sans parler de délai, quand on connaît la fin, on ne fait pas subir ça à quelqu'un. Je vous épargne les détails mais c'était inéluctable. Franchement, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. Oui, les blouses blanches sont invisibles dans ces moments-là. Merci beaucoup de votre délicatesse.

  • viaalo, le 13/11/2009 à 16h45

    J'espère ne pas vous blesser davantage en disant cela, mais cette maladie ne connait aucune règle. Aussi, mm si les médecins savent qu'un patient est perdu, ils ne peuvent pas forcément savoir sous quel "'délai' le patient s'en ira. Et ils continueront les traitements tant que le malade peut les supporter, un an de gagné, ce n'est pas rien. Ensuite, la famille ou le patient lui mm peut formuler d'autres voeux ... Il est exact que les médecins sont souvent inaccessibles, mais en face on n'ose pas - à tort - les "provoquer", les forcer à nous répondre, parce qu'on leur attribue une sorte d'aura, qu'on les met sur un piédestal. Ils ont certes le savoir, mais cela n'en rend pas les autres plus bêtes et il ne faut pas se mettre en position d'infériorité. Bon courage à vous.

  • henri_bambelle, le 13/11/2009 à 14h10

    Ce genre de problème est sans doute courant mais les personnels hospitaliers ont la délicatesse de ne pas alerter la population à ce sujet. Dans le cas présent, il faut considérer que la conscience de chacun, parent et personnel soignant, doit être respectée. Mais la république a le devoir de veiller à la sauvegarde du citoyen. Les politiques vont donc se garder d'émettre une opinion sur le sujet, car celui-ci est trop controversé.

  • isacora41, le 13/11/2009 à 13h50

    Il est vrai que dans cette situation, les proches d'un malade ne sont pas accompagnés. Cela engendre des peurs, des questions que certains traduisent en agressivité, violence, réticence, ce que je n'excuse pas pour autant. Pour l'avoir vécu, voir un proche souffrir et n'avoir personne à qui en parler, personne pour nous rassurer est super angoissant. C'est insupportable, encore plus pour des parents, d'être impuissant face à tout cela. J'en veux toujours beaucoup au corps médical d'avoir été absent et muet vis à vis de moi et de mes parents (ma petite soeur est partie). Et je leur en veux encore plus quand après le décès de ma soeur, ils nous ont dit "on savait depuis 1 an qu'elle était perdue" ; et pendant cette année, elle avait sa chimio tous les 15 jours, sa radiothérapie tous les jours pendant des mois...... A quoi ça sert tout ça ? Ils ne communiquent pas, sont dans leur tour d'ivoire, parce qu'ils ont le savoir. Pas le savoir de la dignité d'un malade en tout cas...........

  • bresilia25, le 13/11/2009 à 12h55

    C'est pas évident de juger une telle histoire.......nous n'avons ni les tenants ni les aboutissements.....qqles fois les médecins sont aussi bornés....voir son enfant dans de tels souffrances doit faire réagir,forcement......même mal malheureusement. En tout cas,le personnel soignant a du faire preuve de compréhension puisqu'ils n'ont pas porté plainte.... Enfin,j'en profite pour souhaiter dans tous les cas un prompt rétablissement à ce petit bonhomme qui se bat aujourd'hui pour la vie!!!

  • riendutoutiste, le 13/11/2009 à 12h48

    Encore une fois ,ce sera l'enfant la victime punie il est normal que la justice fasse sont travail afin de déteminer la gravité de la réaction de parents déséspérer qui on déraper un infirmier (re) fatigué et débordé, un medecin distant devant l'inquietude des parents,dans certain moments très dur ttout peu déraper pour rien,mais si l'enfant a une chance de rémission cette chance sera bien plus grande avec maman et papa a coté !!! pensez avant tout a l'enfant

  • 61clementine, le 13/11/2009 à 11h49

    La décision de placement provisoire, même si elle semble heurter, a quand même - et avant tout - été prise dans l'intérêt de l'enfant. Si vous avez bien lu, cela fait six mois que les soins nécessaires ne lui sont pas prodigués dans des conditions normales ("depuis le début de la prise en charge du malade, en mai dernier, le couple manifeste régulièrement des réticences, voire son refus d'appliquer le traitement"). Ces tensions n'ont pas dû échapper à cet enfant qui a déjà un combat bien difficle à mener ! Qu'on le soigne en paix et qu'il s'en sorte vite !

  • pbonnet, le 13/11/2009 à 11h25

    Pour avoir subi moi aussi un traitement de chimio (associé à de la radiothérapie...) je sais qu'il est très difficile pour une famille d'accepter de voir souffrir quelque un à cause des effets secondaires qui sont importants (et surtout sur un enfant). Peut être que les Oncologues n'ont pas assez insisté sur le fait que ces effets secondaires étaient nécessaires et obligatoires pour que cet enfant puisse avoir une chance de rémission. dans ces cas là et pour l'avoir vécu personnellement une consultation chez un psychologue aide la famille à supporter l'insupportable. Peut être que c'est tout simplement une erreur d'appréciation dans l'accompagnement des proches qui est à l'origine de cet accès de violence certainement dicté par une très grande souffrance morale. quoi qu'il en soit j'espère que ce jeune malade aura très bientôt, et dans la quiétude, des jours meilleurs.

  • laurem-b34, le 13/11/2009 à 10h30

    Vous avez parfaitement raison;Et si l'attitude de la famille est inexcusable,leur retirer la garde de leur enfant alors qu'ils sont déja en grande souffrance ,d'avoir peur de le perdre,est une décision arbitraire,injuste,inhumaine;Un médiateur,un psychologue,voila ce qui leur faut;ET LE GOSSE ,on y pense ??? Lui retirer l'assistance de ses parents ( qui se relayaient sans doute a son chevet), sa souffrance morale ? c'était le moment d'en rajouter ?????

  • stroumfette10, le 13/11/2009 à 10h29

    Moi je di que la justice a eu raison de mettre l'enfant son tutel du conseil general c'est sur sa doit etre dure pour les parents mais ils faut qu'ils laissent les medecins faire leurs travail et l'enfant a plus de chance de guerison comme sa (c'est mon avis) chacun pense se qu'il veu moi je suis maman et si un jour on diagnostiquer un cancer a ma fille je laisserais les medecins fere leur travail moi je mon pere est en fase terminal du cancer du poumon et je c'est que c'est dure a vivre donc moi je c'est ce que c'est et je ne reagie pas comme les parents du petit garçon

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