Une affaire de viol résolue 16 ans après les faits grâce à l'ADN

Par , le 05 novembre 2009 à 16h12 , mis à jour le 05 novembre 2009 à 17h13

Arrêté après un délit de fuite en scooter, un individu est suspecté d'être l'auteur d'un viol commis en 1993. Son ADN l'a trahi.

[Expiré] archive fichiers © sxc.hu

Seize ans après les faits, son ADN l'a finalement sans doute trahi. Un détenu, condamné pour un délit mineur, est désormais soupçonné d'avoir commis un viol à Paris en 1993. Le 27 novembre de cette année là, une jeune psychologue est victime d'un viol sous la menace d'un couteau dans l'Est parisien. A l'époque, on pense à Guy Georges. Mais il sera mis hors de cause, l'ADN prélevé sur la victime ne correspondant pas. Depuis, les enquêteurs étaient dans l'impasse. Et c'est une banale affaire de délit de fuite lors d'un contrôle routier qui va finalement permettre de résoudre l'affaire.
 
Le 25 mai dernier, des policiers en moto de la Compagnie de sécurité repèrent en effet un individu à la conduite dangereuse en scooter dans le XXe arrondissement de la capitale. Ils tentent de le contrôler mais ce dernier prend la fuite enchaînant trottoirs et sens interdits avant de s'engouffrer dans le parc des Buttes-Chaumont. "Le suspect a alors perdu le contrôle de son engin en renversant une passante, explique une source policière. Dans sa fuite, il a perdu son téléphone portable et jeté son casque, ses gants, sa chemise, son pantalon et sa ceinture". Le scooter s'avère être volé mais les policiers récupèrent les effets personnels de l'individu.
 
Des prélèvements sont faits et quelques temps plus tard le fichier des empreintes génétiques fait ses révélations : cet ADN est en tout point semblable à celui retrouvé sur les vêtements de la jeune femme violée 16 ans plus tôt. Il correspond aussi à celui retrouvé sur les lieux de vols avec effraction commis en 2006 et 2008 à Paris. Trois affaires résolues d'un coup. Sauf que l'ADN ne porte toujours pas de nom. C'est l'analyse du téléphone portable perdu dans le parc qui permettra de remonter jusqu'à lui.

L'homme, âgé de 36 ans, a été "extrait" de sa cellule de la maison d'arrêt de Fresnes cette semaine pour être à nouveau présenté à un juge. "Cela montre, s'il en est besoin, qu'il n'y a jamais de 'petites' affaires en matière de police, et que des petits faits bien traités permettent parfois de résoudre des gros dossiers", commente satisfait un enquêteur de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP, ex PUP).

Par Alexandra Guillet le 05 novembre 2009 à 16:12
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8 Commentaires

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  • maur., le 05/11/2009 à 20h36

    C'est un recidiviste. Il ne faut surtout pas le relacher dans la nature. Viol, agression, vol, refus d'obtemperer, il a cause un accident en reversant quelqu'un. Alors qu'il soit payé selon ses oeuvres. Maureen-New York

  • ricardo100, le 05/11/2009 à 20h15

    On demande bien nos empreintes pour la carte d'identité nationale pourquoi pas l'ADN Je suis pour.

  • zoroastran, le 05/11/2009 à 19h47

    C'est ce qui nous attend! ADN, empruntes... fichés dès la naissance! certains vont crier au scandale mais c'est la seul solution!! le monde est tellement pourri..

  • 61clementine, le 05/11/2009 à 18h19

    Et les tests ADN dès la naissance ? Au moins, on saura à qui ils appartiennent !

  • jlp34, le 05/11/2009 à 18h05

    Quel formidable appareil de d'identification la recherche par ADN sera lorsque la banque des données sera à jour!

  • sergentcuze, le 05/11/2009 à 18h02

    Cette affaire prouve bien encore une fois que tous le monde devrait être fiché génétiquement dès la naissance. Cela permettrai d'une part d'innocenter des gens qui n'ont rien à voir avec les affaires, et de confondre à coup sure les coupables. Moi je n'ai rien à me reprocher, et être fiché ne me fais pas peur, au contraire.

  • da04lau, le 05/11/2009 à 17h53

    Tout crime reste rarement impuni. Un jour ou l'autre l'Homme est rattrapé par son passé. Et puis grâce aux nouvelles technologies, il faut reconnaître qu'il est difficile de passer à travers les mailles du filet. Mieux vaut tard que jamais pour cette psychologue qui voit enfin son agresseur démasqué même si cela doit engendré des moments difficiles à venir pour elle.

  • ricardo100, le 05/11/2009 à 17h33

    Il est que vrai que les tests ADN parlent. Mais pour ce cas c'est quand mêm le hazard de rassembler les choses. Mais bravo à la police pour avoir pensé à rapporcher avec les autres affaires. Il faut dire que la mémoire du cerveau humain prime encore quelquefois sur l'informatique.

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