© AFPLe corps de l'enfant retrouvé mercredi soir en banlieue de Charleroi, dans le sud de la Belgique, est selon de "très fortes présomptions" celui de Typhaine, la jeune Française de 5 ans disparue en juin, a indiqué jeudi le procureur belge chargé de l'identification. "A notre avis, on a effectivement retrouvé le corps de la jeune Française", a déclaré Christian De Valkeneer, joint au lendemain de l'exhumation dans un bois de Marcinelle.
Mort de Typhaine: une "punition" qui tourne mal
Après avoir reconnu que la fillette de cinq ans était morte chez eux, la mère et son concubin, mis en examen pour coups mortels, ont avoué mercredi que la fillette avait succombé "sous une douche froide", lors d'une "punition" qui a mal tourné.
Publié le 02/12/2009
Mort de Typhaine : un corps trouvé en Belgique
Des restes humains encore non-identifiés ont été retrouvés près de Charleroi à l'emplacement désigné par le beau-père de Typhaine, 5 ans disparue en juin.
Publié le 09/12/2009
Le beau-père de Typhaine, "Nicolas Willot ayant indiqué lui-même l'endroit" où il pensait l'avoir enterrée après une punition qui avait mal tourné, selon la mère, "le risque d'erreur est très, très faible", a ajouté le magistrat. Toutefois, a-t-il précisé "pour en avoir l'absolue certitude, il faut procéder à l'autopsie ce jeudi, puis effectuer des prélèvements ADN et les comparer à ceux de ses proches". "Le tout devrait prendre quelques jours", a-t-il estimé, le corps devant être restituée à la justice française cette semaine.
Retrouvée non loin de chez Dutroux
Le corps a été déterré dans la commune même où le pédophile belge Marc Dutroux, condamné à la perpétuité en 2004 pour des viols et assassinats, avait séquestré ses victimes dans les années 1990. Mais il ne s'agit aux yeux de la justice que d'une sinistre coïncidence. M. De Valkeneer a réfuté tout lien avec l'affaire Dutroux, qui avait provoqué un scandale en raison des errements de l'enquête. Certes, a-t-il noté, "la maison de Dutroux, où il a séquestré des jeunes filles se trouve bien à Marcinelle, mais en plein centre-ville alors que la petite Typhaine, si c'est elle, a été enterrée dans un bois à la limite sud de cette commune. Il ne faut voir aucune relation entre l'affaire Dutroux et une affaire comme celle-ci, d'ordre très différent", a estimé le magistrat belge.
L'identification formelle du corps retrouvé prendra "plusieurs jours", a indiqué jeudi le procureur de la République de Valenciennes. Une autopsie devait être réalisée dans la journée par deux médecins légistes belges et un médecin français mais ses résultats ne seront pas rendus publics. Le corps de l'enfant, qui devrait être remis dans la semaine aux autorités françaises, reposait "nu" et "complet" dans une "tombe de fortune" d'un mètre de long sur 60 centimètres de large, à une profondeur de quelques dizaines de centimètres, selon le magistrat, qui a assisté mercredi à l'exhumation.
Epilogue ?
Le procureur français avait estimé mercredi que l'affaire serait plutôt à classer parmi les cas de maltraitance, d'après les éléments actuellement en possession des enquêteurs. La justice belge, une fois effectuées les diverses formalités liées à l'identification et à l'analyse des causes de la mort, n'aura sans doute plus qu'à enquêter sur des aspects particuliers d'une affaire qui relève de la justice française, a expliqué de son côté le procureur belge. "Par exemple, est-ce par pur hasard que Willot a choisi cet endroit pour cacher le corps de la petite ou bien avait-il déjà connaissance des lieux? C'est à cette question qu'il faut répondre notamment et nous pourrons y contribuer".
L'affaire de la petite Typhaine semble avoir donc trouvé son épilogue. La mère de la petite et son compagnon avaient d'abord prétendu que Typhaine avait été enlevée le 18 juin à Maubeuge, avant d'avouer que l'enfant, morte accidentellement selon eux, avait été enterrée quelque part en Belgique.
Retour MYTF1
Mort de Typhaine: une "punition" qui tourne mal
Chargement en cours...





