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Par TF1 News (d'après agence), le 05 décembre 2009 à 08h16, mis à jour le 05 décembre 2009 à 08:21
Un homme jugé par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis pour avoir tué sa femme, et l'avoir découpée en 35 morceaux avant de l'enfouir dans le béton, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Mongi Sghaier, 55 ans, détenu à Fleury-Mérogis, était jugé depuis mardi pour l'assassinat de son épouse Nadia Mazouzi, dans la nuit du 6 au 7 novembre 2005. Des faits qu'il ne reconnaissait pas. Vendredi, il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Seine-Saint-Denis, qui l'a jugé coupable d'avoir tué, puis découpé sa femme en morceaux en 2005 à Pantin.
La veille de la disparition de celle-ci, ses deux fils, nés d'un premier mariage, avaient entendu une dispute entre leur mère et leur beau-père. Ce dernier leur avait ensuite annoncé que celle-ci était partie et ne reviendrait pas. Il leur avait par ailleurs interdit de se rendre dans la cave de la maison. De leur côté, des proches de Nadia Mazouzi s'étonnaient du fait que Mongi Sghaier se montre peu inquiet après la disparition de sa femme et qu'il semble surtout affairé à effectuer des travaux dans la cave du domicile familial.
Dix jours après la disparition de celle-ci, son corps avait été découvert par les enquêteurs, dans cette cave, sous 60 cm de béton, découpé en 35 morceaux.
"Une froideur incroyable"
Le parquet avait requis 30 ans de réclusion criminelle. Lors de son réquisitoire, l'avocat général avait mis en avant "la froideur incroyable" de l'accusé, "qui lisait chez lui le journal alors que le corps de sa femme était coupé en morceaux dans la cave". Pour Me Salif Dadi, avocat de plusieurs membres de la famille de Nadia Mazouzi, la sentence finalement rendue est "un verdict logique, cohérent avec les faits et les éléments dans le dossier".
"La jalousie est évidente. Il ne supportait plus sa femme, belle, plus jeune que lui, qui se voulait plus libre que les femmes de son village tunisien", a affirmé l'avocat général, en soulignant que les parties génitales avaient été retirées des fragments du corps. De son côté, Mongi Sghaier accusait un cousin de la victime. Au début du procès, il avait décrit Nadia Mazouzi comme une femme "difficile", "agressive", qui le trompait.
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