Ce garçon a été tué dimanche en pleine rue lors d'une fusillade, victime innocente d'une balle perdue. A l'origine de ce drame: une bagarre entre jeunes de quartier. © TF1/LCILe ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est déplacé mardi à Lyon après la mort dimanche d'Amar, un adolescent de 12 ans lors d'une fusillade en pleine rue. "Les enquêteurs progressent à grande vitesse au niveau de l'identification" des personnes impliquées, a déclaré le ministre à l'Hôtel de police, où il a rencontré la famille de l'adolescent tué dans une fusillade partie d'une altercation entre jeunes de quartiers différents.
Interpellations après la mort d'Amar, 12 ans, tué d'une balle perdue
Deux nouveaux suspects ont été interpellés jeudi dans l'enquête sur la fusillade qui avait coûté la vie au petit Amar en décembre dernier. L'un d'eux aurait reconnu les faits.
Publié le 07/05/2010
Armes : "La réalité, c'est qu'on se tue de moins en moins"
<b> Interview - </b> Laurent Mucchielli, sociologue et chercheur au CNRS, dénonce, chiffres à l'appui, certains discours "alarmistes" sur l'augmentation des violences commises avec des armes à feu.
Publié le 22/12/2009
Mort d'Amar : un homme mis en examen
Le propriétaire de la voiture utilisée lors de la fusillade au cours de laquelle un adolescent de 12 ans a été tué à Lyon, a été mis en examen vendredi pour "assassinat et tentative d'assassinat".
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Comment des armes se retrouvent-elles dans les mains de jeunes ?
La mort d'Amar, à Lyon, soulève le problème de l'utilisation d'armes dignes du grand banditisme qui se retrouvent entre les mains de jeunes délinquants.
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Il a précisé que "les enquêteurs avaient en leur possession des images" d'une caméra de surveillance d'un local associatif situé près du lieu de la fusillade. "J'ai demandé à l'ensemble des préfets d'établir une cartographie très précise des lieux de trafics département par département d'ici un mois. Puis nous lancerons des opérations 'coups de pied dans la fourmilière'", a par ailleurs annoncé le ministre.
"Trois à cinq individus encagoulés"
Dans un climat serein, le ministre y a rencontré une quinzaine de responsables associatifs au centre social du quartier, certains d'entre eux accueillant Brice Hortefeux avec une photo du jeune Amar à la main. "Je suis ici pour rappeler que dans notre pays, quand on assassine, on est condamné pour des actes inadmissibles comme celui-là. Il faut qu'il y ait justice", a-t-il assuré à la soeur et au meilleur ami d'Amar. "Je suis ici pour vous remercier de votre dignité et de l'image que vous avez donnée au pays tout entier", a-t-il encore dit, évoquant la marche silencieuse à la mémoire d'Amar, qui a rassemblé sans incident quelque 500 personnes lundi soir. Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, a appelé pour sa part à ce "qu'un tel drame ne puisse plus se reproduire".
Selon les premiers éléments de l'enquête, "trois à cinq individus encagoulés" et "armés de deux armes longues", une "carabine" et une "arme 7,62 mm de type fusil mitrailleur", ont ouvert le feu dimanche vers 17h30 devant un tabac-presse du 8e arrondissement après une altercation banale entre jeunes de différents quartiers. Le jeune Amar, qui cherchait son pain à une boulangerie, a été tué par un tir de chevrotine. Inconnu comme lui des services de police, un deuxième adolescent, âgé de 17 ans, a été blessé à une cuisse et a pu quitter l'hôpital dans la soirée.
Quatre jeunes, soupçonnés d'être impliqués dans les rixes précédant les coups de feu, étaient en garde à vue mardi, mais le tireur ne serait pas parmi eux, selon la police. On comptait parmi eux un témoin arrêté lundi et dont la garde à vue a été prolongée jusqu'à mercredi matin, a précisé mardi le parquet de Lyon, et trois garçons âgés de 16, 19 et 20 ans, interpellés lundi soir et mardi matin, a précisé pour sa part la police.
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