Spéléos bloqués : les sauveteurs sont entrés dans le gouffre

Par TF1 News (D'après agence), le 26 décembre 2009 à 08h20 , mis à jour le 26 décembre 2009 à 14h40

Ces plongeurs spécialisés doivent entrer dans le gouffre samedi dans la matinée afin de tenter de dégager les trois spéléologues toujours bloqués à proximité de la Pierre-Saint Martin.

Les secours autour du gouffre dans lequel se trouve les spéléologues bloqués.Les secours autour du gouffre dans lequel se trouve les spéléologues bloqués. © LCI

Alors que toutes les tentatives ont échoué jusqu'à présent, quatre plongeurs spécialisés ont entamé samedi matin une délicate opération de sauvetage des trois spéléologues bloqués dans le gouffre de Romy à proximité de la Pierre-Saint Martin. Ces plongeurs, les "meilleurs spécialistes" trouvés dans les rangs de Spéléo secours français (SSF), selon les termes d'Eric Soupra, commandant des opérations de secours sur place, ont amorcé leur descente aux premières heures de la matinée. Les quatre hommes devraient arriver sur le site, 700 mètres plus bas, probalement samedi soir.
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Pour rejoindre les spéléologues, les plongeurs tenteront franchir le "siphon" inondé, large par endroits d'à peine 50 centimètres, en utilisant les matériels très spécialisés dont ils disposent. Bonne nouvelle pour les spéléos coincés : la situation météo et les prévisions "paraissent favorables".

Les plongeurs tenteront alors le passage dans le "boyau" étroit pour rejoindre les spéléologues, avant d'examiner avec eux le meilleur moyen de le faire sortir de leur prison souterraine. "Aucun plan précis n'est établi pour l'instant à ce sujet", a souligné Eric  Soupra. Selon l'état de fatigue dans lequel ils trouveront les trois hommes, et  la hauteur de l'eau, les sauveteurs pourront envisager de les faire passer sous  l'eau ou de pratiquer des ouvertures dans la roche pour passer "au sec".

Les sauveteurs mobilisés

Les spéléologues amateurs en difficulté effectuaient des travaux de cartographie du site. Ils ont été bloqués mercredi par l'obturation d'un siphon de profondeur qu'ils avaient franchi la veille, à la suite d'une montée des eaux souterraines apparemment due au redoux, selon le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), basé à Oloron-Sainte-Marie. Des équipes de secouristes descendues dans le gouffre vendredi n'ont pas  réussi à porter assistance aux spéléologues, en raison d'une nouvelle montée des eaux souterraines qui a inondé une fissure qu'ils envisageaient d'élargir pour atteindre les trois hommes, ont précisé les responsables des secours.
 

Les opérations de sauvetage réunissent les équipes de sapeurs-pompiers et celles de SSF pour les missions souterraines, en liaison avec les gendarmes spéléologues du PGHM. Le capitaine Steve Oliny a rendu hommage à "l'extraordinaire travail" des  services et équipes de la sécurité civile qui ont "mobilisé leurs hélicoptères pour réunir les plongeurs dans différentes villes, avec leurs matériels, avant de les transporter sur place dans des délais records".

Par TF1 News (D'après agence) le 26 décembre 2009 à 08:20
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12 Commentaires

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  • fifi2318, le 27/12/2009 à 01h20

    Quel est la définition d'un amateur ? on l'est peut-être toute sa vie ! L'hiver et le froid premettent de maintenir la neige gelée, ps de fonte => pas d'eau sous terre, les rivières sont basses et mal alimentées, l'expédition programée depuis longtemps avait été confirmée la semaine dernière, et, très optimiste, il gelait à -15°C, l'entrée du gouffre à 1550 m et le bassin versant qui l'alimente n'aurait pas permis d'imaginer le sénario... Quant à l'expérience des hommes, spéléo avant et en exploration sur ce gouffre depuis 1992, il est peut probable que s'il ne sont pas expérimentés, ils le deviennent un jour ! A leur palmares, en 92, le gouffre avait un développement de 1200 m et 300 m de profondeur, aujourd'hui, il est connu à plus de 700 m de profondeur dans plusieur directions et, au moins 4000 m de dévelopement... Enfin, si vous voulez venir, ce ne sera jamais une classique, les expédition qui s'y passent maintenant sont pour minimum 4 jours, 1 jour pour descendre ( par moment, c'est vertical et étroit, il y pleut, et y fait froid- 4°C toute l'année - c'est chaud l'hiver et frais l'été) 2 jours d'exploration et cartographie, un bonne journée pour remonter.

  • fifi2318, le 27/12/2009 à 01h02

    L'hiver est la période (par gand froid) ou les rivières souterraines sont le moins alimentées par la fonte des neiges. Cette expedition à été organisée et confirmée la semaine dernière alors qu'il gelait à - 15°C, le redou de cette semaine, avec des températures positives était peu probable, l'entrée du gouffre est à 1550 m d'altitude, les rivières qui y coulent sont vers 1250 m d'altitude. Les bassins versant, plus haut sont difficile à identifier en connaissant la région très boulversée, avec beaucoup de drain concurent à celui ci, imaginez, qu'à - 300, nous avons 3 rivières qui partent dans 3 directions, elles deviennest plus tard parallèles. enfin pour finir, ce gouffre est exploré depuis 1979, avec de nombreuses explo hivernales, malheureusement, on en parle aujourd'hui, les victimes ne sont pas des amateurs, ils sont aussi secouristes, même spéléo plongeurs, et viennent de se dégager de leur piège par leur propres moyens. Une remarque, la spéléo est plus souvent médiatisée dans ces accidents, regardez les autres diciplines, c'est la seule que gère et forme ses secouristes.

  • j.rene, le 26/12/2009 à 17h32

    Qu'est ce qu'ils allaient faire dans ce gouffre en plein hiver? Ils font courrir des risques aux sauverteurs.

  • secretparis, le 26/12/2009 à 16h17

    Alors qui vous presentent la facture à vous...

  • secretparis, le 26/12/2009 à 16h16

    Nous l'esperons aussi, la facture pour ses insconciens et cancres de l'aventure.

  • becaud, le 26/12/2009 à 14h55

    C'est à souhaiter - Connaissant la spéléo, leur "aventure" me fait penser à celle décrite il y a peu dans le roman "L'Ange des cavernes" , siphon, conditions similaires pour le héros

  • henri_bambelle, le 26/12/2009 à 14h36

    Au point où on en est, il ne reste qu'à croiser les doigts pour que toutes ces opérations de sauvetage se déroulent sans qu'il soit nécessaire de déplorer un accident grave.

  • loucky68, le 26/12/2009 à 13h41

    N'y a t'il pas de saison moins risqué pour faire ce genre de travail..???? on nous dit que ce sont des amateurs...qui sont decendu a 700 m sous terres...je pense qu'il faut quand meme deja pas mal de notion en speleo pour passer des boyaux de 50 cm...et cartographié un gouffre....je peux me trompé, mais c'est comme si moi j'y allais ????

  • bolaherte33, le 26/12/2009 à 13h39

    Enfin là, pour le plaisir de quelques aventuriers, on peut tout de même encore parler de coût (oui!) et passons sur les moyens...l'hélico=écolo....les 4x4 =écolo.....etc.....ces plaisirs ont un coût, aux acteurs de payer...y compris la compensation "carbone".......tous ces amoureux de la nature vont régler la note vite fait.....sûr! alors les experts.....à vos poches et porte-monnaie!

  • legaulois560, le 26/12/2009 à 13h39

    Allons Henri vous n'allez tout de même pas nous faire croire que ces soit disant ""experts""sont des scientifiques! Dans votre énumération des moyens vous auriez pu ajouter la Marine - un régiment du génie militaire et pourquoi pas la Légion étrangère! Au point ou on est est dans le gâchis des deniers publics on pourrait allez jusque là!...

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