Le lieu de l'accident, à Paris.L'accident s'est produit vers 8h30. Un car de police secours a renversé jeudi matin une femme de 51 ans alors qu'elle se trouvait sur un passage protégé, en sortant de l'unité médico-judicaire de l'hôtel Dieu, à Paris. La victime est décédée quelques instants plus tard des suites de ses blessures, indique la préfecture de police.
Paris : tuée par un car de police
Une femme de 51 ans est morte jeudi, renversée par un car de police alors qu'elle se trouvait sur un passage protégé à Paris. Le véhicule aurait brûlé un feu rouge, les policiers parlent de défaillance des freins.
Publié le 10/12/2009
Renversée par un véhicule de police, une femme décède
Une femme de 51 ans est décédée jeudi matin à Paris (IVe) sur un passage protégé après avoir été renversée par un car de police dont les freins auraient été défaillants selon le chauffeur de ce véhicule qui a été placé en garde à vue.
Publié le 10/12/2009
Selon les premiers éléments de l'enquête, le car quittait le service des urgences médicales judiciaires (UMJ) - où sont notamment examinées par un médecin, en cas de besoin, les personnes placées en garde à vue -, de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, juste devant la préfecture de police (PP), lorsqu'il a renversé cette femme, sur un passage protégé. Cette dernière traversait tranquillement la chaussée alors qu'un feu de signalisation était au rouge pour les véhicules. La victime est morte des suites de ses blessures en dépit des soins aussitôt prodigués, a indiqué la préfecture de police de Paris (PP).
"Trop c'est trop !"
Selon plusieurs témoins, interrogés par la police sur les lieux de l'accident, le car aurait "brûlé" ce feu rouge, le chauffeur, une femme policier, ayant indiqué pour sa part que "les freins (du car de police) n'ont pas répondu", a ajouté la PP. La conductrice a été placée en garde à vue, a-t-on appris de sources judiciaire et policière peu avant midi. "C'est le déroulement et le cadre normal de l'enquête", a précisé la source policière ajoutant qu'elle était "accablée". "Notre collègue a dit au moins trois fois (dans le car) que les freins ne répondaient pas", a pour sa part déclaré Thierry Mazé, du syndicat de police Alliance. "Selon les premiers éléments en notre possession, elle a vraiment voulu marquer l'arrêt au feu rouge et n'a pu le faire en raison de ce qui ressemble bien à une défaillance du véhicule", a-t-il dit.
Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, a demandé que "toute la lumière soit faite" sur ce drame, dénonçant une tendance du gouvernement "à décomplexer les forces de police". "Trop c'est trop ! Les règles de sécurité routière s'appliquent à tous, a fortiori à ceux qui sont chargés de les faire respecter", a notamment déclaré M. Brossat. Nicolas Comte, secrétaire général de l'Union SGP/Unité police, dans un communiqué, s'est déclaré "scandalisé" par ces propos. "Il est purement inadmissible que l'on puisse jeter l'opprobre sur l'ensemble de la profession" et "l'enquête est en cours", a-t-il dit. "Il est inadmissible d'utiliser un tel drame à des fins politiques".
Le service central des accidents (SCA) de la PP et l'Inspection générale des services (IGS - "police des polices"'), ont été saisis de l'enquête à la demande du directeur de cabinet du préfet de police de la capitale, selon la PP. Pour les besoins des investigations, le car de police "a été saisi" afin d'être examiné et de déterminer notamment s'il y a eu, ou non, une défaillance. Plusieurs "expertises techniques seront nécessaires", ont précisé les sources policière et judiciaire.
"Les freins ne répondaient pas"
Selon des témoins, le feu était au rouge quand le véhicule de police a renversé la victime. Le chauffeur a indiqué que les freins n'auraient pas répondu. "Notre collègue chauffeur", une femme policier, "a dit trois fois (dans le car) que les freins ne répondaient pas", a déclaré pour sa part Thierry Mazé, du syndicat de police Alliance, à l'AFP. "Selon les premiers éléments en notre possession", a-t-il précisé, "elle a vraiment voulu marquer l'arrêt au feu rouge et n'a pu le faire en raison de ce qui ressemble bien à une défaillance du véhicule", a-t-il ajouté.
La femme policier a été placée en garde à vue. "C'est le déroulement et le cadre normal de l'enquête", a précisé une source policière. Le service central des accidents (SCA) de la PP et l'Inspection générale des services (IGS - "police des polices"') ont été saisis de l'enquête. Pour les besoins de celle-ci, selon la PP, le car de police "a été saisi" afin d'être examiné et déterminer notamment s'il y a eu, ou non, une défaillance.
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