Un Courbet volé retrouvé, le commissaire-priseur arrêté

Par , le 02 décembre 2009 à 16h22 , mis à jour le 02 décembre 2009 à 21h58

Neuf personnes travaillant chez Drouot et 3 proches ont été interpellés mardi par la police qui a retrouvé des oeuvres -dont un tableau à 900.000 euros de Gustave Courbet- volées lors d'inventaires ou en salle des ventes.

[Expiré] [Expiré] drouot © AFP

L'histoire paraît rocambolesque et les personnes concernées ne sont pas n'importe qui. Un commissaire-priseur de la célèbre salle des ventes parisienne, huit membres de l'Union des commissionnaires de l'Hôtel des ventes Drouot (UCHV), chargés de la manutention et du transport des objets confiés pour la vente, ainsi que trois membres de leurs familles ont été interpellés mardi par la police judiciaire, a indiqué mercredi une source policière confirmant une information de Libération de mercredi.

Plus d'infos

 
Des arrestations qui interviennent à l'issue de plusieurs mois d'enquête de la part des spécialistes de l'Office central de lutte contre le vol des biens culturels (OCBC) et de la plate-forme d'identification des avoirs criminels de l'Office central de répression de la grande délinquance financière. Et surtout en parallèle de la saisie de nombreux objets d'art présumés volés. Parmi lesquels le fameux tableau de Gustave Courbet le "Paysage marin sous ciel d'orage" (et non de "La vague" comme l'avait indiqué initialement une source policière), œuvre volée en 2004 en région parisienne et estimée à 900.000 euros, ainsi que "des petits objets, dessins, tableaux, montres".
 
Les policiers ont placé sous scellés tous les containeurs appartenant aux 110 membres de l'UCHV, dans leur entrepôt de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis. Les différentes oeuvres ou objets d'art volés l'étaient principalement lors des inventaires de successions ou de déménagements, voire directement en salle des ventes. Pour l'heure, le dossier, à l'instruction au cabinet du juge parisien Jean-Louis Péries, "ne fait que commencer", selon la police, qui devra déterminer dans quelles conditions les saisies ont été volées, ou acquises, et quels sont leurs propriétaires légitimes.

Par Diane Heurtaut le 02 décembre 2009 à 16:22
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6 Commentaires

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  • gwenediou, le 02/12/2009 à 18h54

    "De la part d'un commissaire priseur c'est la fin de sa carrière". Quelle perspicacité dans ce commentaire! On aurait pu croire en effet et naïvement qu'il allait continuer à animer des ventes depuis sa cellule.

  • timessquare, le 02/12/2009 à 18h53

    Et si l'état gérait un peu mieux son patrimoine, cela n'arriverait pas .. combien d'élus ont-ils aussi quitté leur poste en emmenant les meubles et oeuvres d'art prêtées ??

  • secretparis, le 02/12/2009 à 17h12

    Encore une affaire qui fera "Une vague"...

  • svp007, le 02/12/2009 à 17h08

    De la part d'un commissiare priseur c'est la fin de sa carrière. Il y en a peut-être d'autres en France ou ailleurs. La sanction va remuer ce milieu que l'on entend pas souvent.

  • henri_bambelle, le 02/12/2009 à 17h04

    Enfin, la justice s'intéresse à une profession qui vivait depuis Napoléon premier au dessus de tout soupçon ! Il y a des brebis galeuses partout, il suffit de les chercher pour les trouver.

  • tf1new, le 02/12/2009 à 16h54

    La confiance ca se gagne! ca se demande! pas et ca ne s'offre pas ... !!!

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